lundi 2 mai 2011

Victor Segalen et l'exotisme

Victor Segalen
RENCONTRES EN POLYNESIE
22 avril - 6 novembre 2011
Abbaye de Daoulas, Chemins du patrimoine en Finistère, 21 rue de l’Eglise, F-29460 Daoulas

Victor Segalen, Manuscrit du journal des îles, 1902-1904, BnF, département des Manuscrits.

Segalen, versant polynésien
« DAOULAS – L’homme a laissé une trace fugitive mais éclatante dans l’album des explorateurs-ethnographes. Médecin de la marine, poète (Stèles), dessinateur, sinologue, archéologue auteur de découvertes en Chine (monuments de la dynastie Han).

L'édition originale de Stèles publié par Victor Segalen en 1912 à Pékin.


Victor Segalen (1878-1919) est malaisé à caser dans une catégorie, si ce n’est celle des fous de voyage. L’abbaye de Daoulas se penche sur cette figure originale en réunissant des témoignages de sa passion pour la Polynésie : masques et tikis en bois, proues de pirogue, bijoux et ornements, casse-tête des Marquises ou effigies religieuses, jusqu’à sa trousse de chirurgien. Plutôt que de grandes institutions internationales, les objets sont autant de petits bijoux exhumés de musées de province trop peu visités – du musée d’Art et d’Histoire de Langres au Château-musée de Boulogne-sur-Mer. »
http://www.artaujourdhui.info/art-aujourdhui-hebdo-00476.html
« La pensée de Victor Segalen constitue un outil étonnamment actuel d'exploration pour la rencontre avec l'Autre. Il renouvelle radicalement la notion d'exotisme au début du 20e siècle et la modernité et la singularité de sa pensée persistent encore aujourd'hui. Très tôt dans son œuvre, il soulève le problème des cultures et des traditions extra-européennes en voie de disparition sous l'effet de la colonisation (poids économique et joug religieux imposés par les colons). La vision d'une culture en déclin (en l'occurrence les Maoris) lui fait "comprendre que, désormais, sa tâche sera de sentir et d'exprimer la saveur du Divers" en explorant le monde.
L’exposition met l'accent sur la période polynésienne de la vie de Segalen, avant ses grands voyages en Chine. Elle présente des œuvres et des objets européens, en dialogue avec des pièces venues de Polynésie, jouant la carte du « mélange d’exotismes ».
Le Breton débarque aux îles Marquises en 1903, il a vingt-cinq ans, et y découvre une culture pour laquelle il se passionne. Au contact de ses habitants, il élabore peu à peu une nouvelle conception de l’exotisme, qui trouve parallèlement sa source dans l’art de Paul Gauguin, profondément admiré par Segalen. Revêtant le costume de l’ethnologue, il écrit un roman publié en 1907, Les Immémoriaux, par lequel il tente de raviver les anciennes traditions polynésiennes qui sont, selon lui, sur le point de disparaître. À travers ce texte, Segalen donne la parole aux « naturels » eux-mêmes, qui témoignent dans le passé comme dans le présent des échanges et des relations qui se sont noués entre les indigènes et les “hommes à la peau blême” […] »
http://www.cdp29.fr/daoulas-lesactualitesexpositionencours.html

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