mercredi 6 mai 2009

Sylvie Pic : “Des espaces qualitatifs”

Sylvie Pic : “Des espaces qualitatifs”



To fold a hole (5), 2003. Acrylique et crayon blanc sur papier préparé à l’acrylique. Dimension de chaque pièce : 50 x 50 cm.

Acrylic and white pencil on paper primed with acrylic. Size of each piece : 50 x 50 cm.












Sylvie Pic : “Des espaces qualitatifs”
« Depuis 1989, je travaille sur des “modèles d'espaces”. Je m'explique : précédemment, pendant une douzaine d'années, j'avais travaillé sur des représentations d'architecture, des vues, toujours intérieures, d'espaces architecturaux. L'être (et le spectateur qui pouvait se projeter imaginairement en eux) était DANS ces espaces, ces espaces lui préexistaient, lui étaient donnés, comme sont donnés des lieux vides, vacants (l'espace euclidien, infini, homogène, isotrope).
Dans les séries suivantes (“Tores”, “Diallèles”, “Sommations”, “The Anatomy of Melancholy”, “La Reprise”, “To bindivide”, etc ... ) l'être FAIT l'espace, l'engendre à partir de lui-même, à partir d'un “geste” initial, d'une tension, d'une direction de l'effort qui lui sont propres (poussée verticale, écartement latéral, mouvement circulaire ...)
Aucun espace, aucune étendue ne préexistent à ce “geste”. Espace et étendue naissent par lui, se déploient et s'étendent par sa répétition et son amplification. Ainsi une morphologie naît. Autrement dit, être et espace sont dans un rapport – existentiel, charnel – de définition et d'extension mutuelles. A la limite, l'être EST cette topologie particulière ».

http://www.documentsdartistes.org/cgi-bin/site/affiche_art_web.cgi?&SEL=actualite&FULL=1&ACT=4&ID=51

“I have been working since 1989 on "space models". Before, I used to work on architectural representations, views, all interiors of architectural spaces. The being (and the spectator who could project imaginary into them) was IN these spaces; these pre-existing spaces that were given to him like empty, vacant places are given (Euclidian, infinite, homogeneous, isotropic).
In the series of works that followed ("Tori", "Dialleles", "Summations", "Lightening Act", "The Anatomy of Melancholy", "To Bindivide"...), the being makes the space, creates it, departing from himself, from an initial "gesture", a tension, an effort that comes from him (vertical thrust, lateral spreading, circular movement ...).
No space, no expanse was pre-existing to this "gesture". Space and expansion come into existence through it, develop and extend by its repetition ans amplification. The birth of a morphology is the result. Or : being and space are in an -existential, carnal- relationship of mutual definition and extension and in a way, the being IS this particular topology.”

http://www.drawingcenter.org/viewingprogram/share_portfolio.cfm?pf=968

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