mercredi 1 octobre 2014

Conférence de Catherine Malabou

Conférence de Catherine Malabou
Quel sens a la disparition du paradigme de la trace ?

le lundi 27 octobre 2014 à 16H00
Le Fresnoy
Studio national des arts contemporains
22 rue du Fresnoy
BP 80179
59202 Tourcoing cedex
France
www.lefresnoy.net
+33(0)3 20 28 38 00
communication@lefresnoy.net

On sait depuis Freud que le paradigme de la trace, qui accompagne la logique de l'inscription, a joué un rôle fondamental dans la définition de la mémoire, mais aussi dans la culture, comme en témoigne un ouvrage comme Malaise dans la Civilisation. Plus tard, au début des années 70, Jacques Derrida élargit ce paradigme à celui de l'écriture en général et de la différence, théorisant, dans De la Grammatologie, un devenir tracé généralisé du monde, de la pensée et de l'art. Avec l'explosion d'un nouveau paradigme, le neuronal, le modèle de la trace est devenu obsolète et a disparu au profit du modèle de la prise de forme. Plasticité contre Grammatologie. Plus récemment encore, Quentin Meillassoux, dans Après la finitude, parle d'un archi-passé de la terre (l'archi-fossile) dénué de toute trace humaine et détaché de toute corrélation sujet-objet. Que signifie dès lors cette radicalisation de la disparition de la trace ? Comment penser en dehors du paradigme de l'inscription ? Mettre en scène la disparition de tout sujet ?

lundi 4 novembre 2013

Le corps transparent

Le corps transparent
edited by Victor I. Stoichita
338 pages, (Illus.)
L'Erma di Bretschneider Publishing House, established in 1896, has over 115 years of experience in international scientific edition of volumes concerning Archaeology, Philology, History and Art History. L’Erma cooperates with the most important international museums, universities and public/private institutions.
Language: English, French, Italian
Paperback (September 2013)

English summary: This collection of articles stems from a 2010 colloquium, “Inner and Outer Body”. The diverse studies explore the ties between anatomical studies and art during and after the Renaissance, concentrating on the productive but sometimes problematic contacts between scientific experiment and artistic creation. 
French description: Tout en tenant compte des interrogations actuelles autour de la notion de corps et de la tradition académique des études anatomiques, le présent ouvrage s'articule autour des liens indéfectibles existants entre l'art et l'anatomie pendant et après la Renaissance en se concentrant sur les zones de contact entre deux activités de l'esprit humain : les sciences expérimentales d'une part, l'activité créatrice d'autre part. Il s'agit de se pencher sur les aspects les plus délicats, ceux où le rapport entre art et science s'avère non seulement productif, mais aussi porteur de conflits et ceux ou l'idéal classique du corps et de la beauté basculent dans la transgression et dans le monstrueux. Suivre les vifs débats de la plume, du scalpel et du pinceau autour du corps signifie implicitement retracer l'évolution de l'apprentissage anatomique, aborder le rapport entre visible et lisible du corps, décrire les comportements haptiques et les pulsions scopiques lors du dévoilement de l'espace sous cutané, faire constat d'émerveillement, d'étonnement ou de méfiance. Somme toute, il s'agit de saisir ce que l'art doit à l'anatomie et l'anatomie à l'art pendant et après la Renaissance. Face à une notion culturelle si ouverte à l'interprétation qu'est le corps, nous souhaiterons intervenir dans le vif des débats contemporains tout en privilégiant les approches inédites et les aspects les moins discutés avec l'espoir qu'au syntagme du corps transparent, un autre type de transparence se joindra, celle du discours analytique et critique. La publication regroupe les interventions du colloque “Le Corps Transparent / Il Corpo trasparente / Inner and Outer Body” tenu à Rome les 11 et 12 juin 2010.

Prof. Dr. Victor I. Stoichita, Pennello / Scalpello.;
Roberto Paolo Ciardi, Anatomia come allegoria: immagini trasparenti e corpi simbolici.;
Andrea Carlino, Artifici e artefatti della trasparenza anatomica nella prima metà del Cinquecento.;
Marinella Pigozzi, Annibale Carracci e lo stile da praticarsi nell'accademia del nudo.;
Stephen Campbell, Bronzino' s Flaying of Marsyas: Myth and the Anatomical Concetto,
Yves Hersant, Le saint écorché. Sur quelques représentations de saint Barthélemy.;
Maria Portmann, Traces, blessures, déchirures. Métaphores de la plaie. ;
Jackie Pigeaud, La transparence du corps, une utopie des médecins? ;
Chaké Matossian, Le corps de verre: métaphysique de l'anatomie.;
Henri de Riedmatten, Le voile au corps. Autour de Lucrèces nordiques.;
Jean-François Corpataux, Léda et le cygne. Enjeux anatomiques et anthropologiques,
Frank Fehrenbach, Liquid Bodies. Remarks on Leonardo' s Late Anatomies.;
Jacqueline Vons, L'impossible transparence. Comment dire et représenter le mouvement articulaire?;
Dominic-Alain Boariu, Transparences du corps criminel: le cas Fieschi.

dimanche 20 octobre 2013

Amélie de Beauffort à Sluice art fair

Amélie de Beauffort participe à la Sluice art fair, à Londres
47/49 Tanner St, Bermondsey, London, SE1 3PL
19 & 20 October 2013 
12 - 9PM
47/49 Tanner St
Bermondsey

invitée par Schema project (Brooklyn, NY)


lundi 19 août 2013

Amélie de Beauffort expose

Amélie de Beauffort participe jusqu’au 15 septembre 2013 à l’exposition

Table à dessein

A La Tannerie

29 rue du Roudour,

F - 22140 Bégard

















« “Table à desseins” est une exposition collective autour de différentes pratiques du dessin. Ce qui est donné à voir ce sont les premières traces, intuitives et autonomes, d’un projet […] à l’origine de démarches singulières de scénographie, de musique, d’architecture, de chorégraphie, de paysage, de graphisme, de peinture ou d’installation… »
Franck Mas : « C'est une sorte de cartographie de la pensée, de la création et bien que les disciplines soient diverses, on pourra voir certaines similitudes formelles telles qu'un rapport au diagramme, à la partition de musique. Donc, au fur à mesure que vous constatez ces analogies, vous vous poserez peut-être la question : d'où vient la création? Alors, peut-être vous rendrez vous compte que la création vient d'un seul et même endroit, car la façon de la traduire, la façon de l'inscrire, de la topographier, trouve parfois des analogies aussi bien dans le domaine de la chorégraphie, de l'architecture ou dans tout autre univers. Cette exposition, c'est une invitation à entrer à l'intérieur du processus de création. »

 








avec :

Jean-Max Albert, peintre, sculpteur, auteur et trompettiste de jazz ;
Reza Azard, architecte, musicien et enseignant à l'Ecole Spéciale d'Architecture à Paris ;
Pierre Bonnefile,  peintre décorateur, coloriste ;
Gilles Clément, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, écologue, écrivain, enseignant à l'école nationale supérieure du paysage de Versailles ;
Claude Courtecuisse, designer ;
Pierre Di Sciullo,  graphiste, typographe et dessinateur de caractères typographiques ; Christophe Guiraud, compositeur, spécialiste en électroacoustique ;
Daniel Larrieu,  danseur et chorégraphe ;
Erwan Le Bourdonnec, architecte et plasticien, professeur agrégé en arts appliqués à l'école Boulle, 
Franck Mas, auteur, metteur en scène, scénographe et plasticien ; 
François Seigneur, architecte, plasticien, musicien et enseignant à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne ;
Pietro Seminelli, architectes ;
Ivan Solono, compositeur et clarinettiste ;
et Françoise Tartinville, chorégraphe.

Plus d’informations :

et

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-De-l-idee-a-l-oeuvre-decouvrez-le-cheminement-des-createurs-_22004-avd-20130726-65637803_actuLocale.Htm

dimanche 12 mai 2013

Amélie de Beauffort expose


"[∞] et autres cycles" à La Tannerie

du 6 avril au 20 mai 2013

du vendredi au lundi, de 13 h 30 à 18 h.



Amélie de Beauffort expose avec Emmanuel Lesgourgues et Anne Le Mée dans le cadre de l’exposition "[∞] et autres cycles".





La Tannerie,
le Roudour,
route de Lannion
F - 22140 Bégard.
Tél. 02 96 13 12 45 ou 06 85 71 71 42.

L’exposition suivante à  La Tannerie, du 27 juillet au 15 septembre s’intitulera “Tables à desseins”. 

vendredi 10 mai 2013

ADRIAN PIPER : ON THE VERY IDEA OF ARTISTIC RESEARCH


ADRIAN PIPER : ON THE VERY IDEA OF ARTISTIC RESEARCH

LECTURE

mer. 15.5.2013 

16:00 - 18:00



Location:
Argos
Werfstraat 13 rue du Chantier
1000 Brussels
info@argosarts.org
+32 2 229 00 03

Adrian Piper (b. 1948) is a first-generation American conceptual artist and a key figure of contemporary art. As an artist, she mainly adresses racial and gender issues through performance, video, installation, etc. She is also an analytic philosopher whose main interests are in Kant, metaethics and ethics. She lives and works in Berlin.

In the context of the seminar "Exposer la théorie" organized by CERTA 
(Centre de Recherche en Théorie des Arts - UCL - Université catholique de Louvain
in collaboration with Argos.

Free entrance

mercredi 10 avril 2013

Séminaire, Université de Liège, du 22 au 26 avril 2013


Séminaire “Philosophie et esthétique de la modernité
Approches phénoménologiques et sociologiques”

 

Université de Liège, du 22 au 26 avril 2013.

Séminaire de recherche en philosophie phénoménologique - 7e séminaire 2013



Lundi 22 avril - Crise du savoir à l'ère moderne

Salle de l'Horloge (Place du Vingt-Août 7, Bât. central, Aile des Jésuites, 2e entre-sol).

9h30 : Rudy Steinmetz, Présentation
10h : Annabelle Dufourcq, La fin de la crise? Le problème de l'héritage husserlien
11h : Laurent Perreau, Husserl et la critique de la modernité

13h30 : Aurélien Zincq, L'ontologie politique de Sein und Zeit et le destin de la technique
14h30 : Umut Oksukan, L'humanité au-delà de l'essence
16h : Marco Coratolo, La philosophie comme science rigoureuse: ce rêve est-il fini?

Mardi 23 avril

Salle de l'Horloge (Place du Vingt-Août 7, Bât. central, Aile des Jésuites, 2e entre-sol).

10h : Hadrien Simon, La pratique phénoménologique: au-delà du partage sujet/objet et vers une pratique du savoir.
11h : Thomas Sabourin, Les caractères contre-marchands de l'œuvre d'art.

13h30 : Manlio Iofrida, Kulturkritik, phénoménologie, subjectivité à l'âge de la crise écologique.
14h30 : Tverdota Gabor, De la grande ville à la grande politique: la dimension constructive du conflit dans les écrits de Georg Simmel et de Karl Mannheim.

 

Mercredi 24 avril

Salle de réunion du Département de philosophie (Place du Vingt-Août 7, Bât. central, 3e ét.)

10h : Olivier Agard, Cinéma et modernité chez Siegfried Kracauer.
11h : Oleg Lebedev, "La robe sans couture de la réalité": André Bazin et l'apologie du réalisme cinématographique.

13h30 : Maud Hagelstein & Jeremy Hamers, Le montage: Réponse moderne à la crise du sens.
14h30 : Sébastien Barbion, L'automate spirituel : pensée et cinéma chez Walter Benjamin.

 

Jeudi 25 avril - Littérature et modernité

Salle de l'Horloge (Place du Vingt-Août 7, Bât. central, Aile des Jésuites, 2e entre-sol).

10h : Laszlo Tengelyi, Proust en concurrence avec la philosophie.
11h : Grégory Cormann, L'autre Sartre? L'homme qui allait vers le froid. La Reine Albemarle ou le dernier touriste (1951-1952).

13h30 : Andrea Cavazzini & Thomas Bolmain, Par-delà la culture. Sur les Essais de Robert Musil.
14h30 : Sébastien Laoureux, Boltanski et le roman policier comme paradigme moderne.

Vendredi 26 avril

Salle de l'Horloge (Place du Vingt-Août 7, Bât. central, Aile des Jésuites, 2e entre-sol).

10h : Danielle Lories, Arendt et Benjamin: crise esthétique, crise politique.
11h : Antoine Janvier, Culture et éducation à la modernité selon H. Arendt.

13h30 : Aslanboga Erinç, Le geste et l'expérience.
14h30 : Lucia Angelino, L'efficacité des gestes.
16h : Arthur Cools, La modernité à l'épreuve de la peinture. Vers une approche du sens critique de la représentation.

jeudi 28 mars 2013

tableau plus

tableau plus

6 – 8pm Wednesday 24 April 2013

Philip Armstrong, Mick Finch, Stephen Melville, Michael Newman
in conversation about the tableau concept and the tableau project’s

next phase at Central Saint Martins, Kings Cross.
King's Cross campus
Granary Building,
1 Granary Square,
London, N1C 4AA

organised by the CSM Tableau Research Group

places are free but booking is essential
book a place by clicking ‘register’ at:
http://www.tableau-plus.eventbrite.co.uk
please arrive by 6pm


more information about the Tableau Project can be found at:
http://www.tableauproject.blogspot.co.uk
more information about the CSM Tableau Research Group can be found at:
http://www.csm.arts.ac.uk/research/researchgroups/tableau

“The group addresses questions of image that extend beyond established research about specific mediums - painting, photography and print media etc.
The open conceptual nature of the tableau form facilitates the research activities of the group looking to contextualise pictorial questions such as the situated image and where ideas of the picture, depiction, the screen and the mechanisms of the support transform conversations about mediums.
The tableau concept opens out onto architectural contexts of the image, questions of collage, rhetoric, embodied encounter, modes of address, materiality and economies of the image.”

lundi 21 janvier 2013

Colloque Imagination et performativité

Imagination et performativité
Colloque international de philosophie :
aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles)
Boulevard du Jardin botanique, 43 à 1000 Bruxelles
Les 7 et 8 mars 2013
http://www.centreprospero.be/node/178

7 mars 2013
9h15-9h30 : Introduction, par Alessandro Bertinetto et Augustin Dumont
9h30-10h30 : Augustin Dumont, “Le double et l’effroi : la performance tragique des corps et du langage chez Kleist”
10h50-11h50 : Michele Cometa, “Between imagination and performativity: the case of ékphrasis”
11h50-12h50 : Sophie Klimis, “La performativité des significations imaginaires de la polis démocratique dans la tragédie”

14h-15h : Federico Vercellone, “La vie des images après la mort de l’art”
15h20-16h20 : Georg Bertram, “Imagination and Contingency (Overcoming the Problems in Kant's Transcendental Deduction)”
16h20-17h20 : Isabelle Ost, “Quand l’image n’est plus la métaphore du réel : rêve et écriture chez Franz Kafka”

8 mars 2013
9h30-10h30 : Alessandro Bertinetto, “Performing Imagination : the aesthetics of Improvisation”
10h50-11h50 : Maud Halgelstein, “La non-performativité de l'art performance”
11h50-12h50 : Sébastien Laoureux, “Imagination et temporalité. Critique sociale et phénoménologie de l’expérience temporelle”

14h-15h : Sergio Givone, “L’image entre vérité et apparence
15h20-16h20 : Elio Franzini, “Symbol and Imagination” »

« Après avoir été longtemps disqualifié par la tradition philosophique occidentale, le thème de l’imagination semble trouver ou retrouver aujourd’hui une incontestable vigueur. De nombreux courants de pensée contemporains tentent de souligner les puissances de la “faculté du possible” non seulement dans le domaine de l’épistémologie, ou sur le plan anthropologique, mais également du côté des théories sociales et politiques, sans parler de la philosophie de l’art. Loin de n’être qu’une “maîtresse d’erreur et de fausseté”, suivant le mot de Pascal, ou bien la simple dégradation des impressions, comme le croyait l’empirisme classique, l’imagination peut également apparaître comme le lieu d’une intensification de l’expérience mondaine, comme pouvoir de subversion de la vie perceptive mais aussi sociale ou historique. Depuis le schématisme kantien, on sait que l’imagination, loin de dénier ses droits à la réflexivité, en est au contraire le support le plus fidèle, à condition d’accepter son flottement, son ambivalence et sa dynamique. Activité aussi fragile que structurante, l’imagination peut se présenter comme cette instance dans laquelle se joue l’identité individuelle et collective, ni plus ni moins, la précarité, l’incertitude et toute la charge existentielle d’un “destin”. Nous nous intéresserons dans ce colloque au point précis où la faculté du possible devient faculté du réel, pouvoir de réalisation et de production de formes concrètes. Sans se détourner d’un réel par trop pesant, l’imagination se montre capable au contraire de le rendre possible, de l’in-former et de lui garantir, en échange de sa relative “liberté”, une forme de plasticité. L’imagination rejoint ici une autre notion complexe, introduite par la philosophie du langage du 20ème siècle, mais traitée indépendamment de celle-ci par de nombreux auteurs et présente en réalité sous de multiples formulations depuis l’Antiquité, à savoir celle de performativité. Pouvoir d’instituer une réalité autonome à travers le simple acte de langage, faculté de produire des effets par la parole, la performativité doit être étroitement liée à l’imagination, si celle-ci est bien pouvoir de création de formes (psychiques, artistiques, culturelles, sociales, historiques, etc.). […] »

Roch Barbieux nous invite

Roch Barbieux
nous invite
dans le cadre du projet “Occurrence” de Florian Kiniques
au deuxième volet de "projection de dia".
C'est également, nous dit-il, l'ouverture d'un projet très attirant qui s'appelle "les soirée indiscrètes".
http://rochbarbieux.blogspot.be/

jeudi 10 janvier 2013

“Mikhail Bakhtine et les arts”

Deux journées d’étude autour de “Mikhail Bakhtine et les arts”

lundi 4 et mardi 5 mars 2013

en collaboration avec la Göteborgs Universitet
à destination des étudiants de master approfondi et doctorants
dans le cadre des activités de l’Ecole doctorale 20 “art et sciences de l’art”

à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles
144, rue du Midi – 1000 Bruxelles

A la croisée du travail du plasticien et de celui du poéticien, l’on pourrait tenter de placer le livre d’artiste comme récit et questionnement du récit. La pensée de Mikhail Bakhtine nous servira de fil conducteur pendant deux journées où l’on tentera de faire se rencontrer l’espace littéraire et l’espace plastique. Artistes, théoriciens et philosophes ouvriront un champ de dialogue et tenteront de baliser ce champ de recherche potentiel qui à Göteborg produit, depuis quelques années déjà, des recherches et des productions artistiques passionnantes.

Programme :
Lundi 4 mars 2013
9 h : Accueil
9 h 15 : Didier Decoux (ESAPV Mons), Où est passée la poétique ?
10 h 15 : Mekhitar Garabedian (KASK Gent), I am merely the place
11 h 15 : Andreas Gedin (Göteborgs Universitet), “The Artist as Curator of His Work. Artistic Research in Dialogue with Bakhtin”
_______________

14 h 30 : Alexander Streitberger (UCL), "Le rire réduit" – Mikhail Bakhtine et la question du portrait photographique chez Jeff Wall
15 h 30 : Peter De Graeve (KUL), Chronotopies de mondes virtuels - théorèmes sur l'autochronie de l'art
16 h 30 : Christl Lidl (ERG-FUSL), La vie mode d'emploi - lecture
__________________________________

Mardi 5 mars 2013
9 h : Accueil
9 h 15 : Paul Aron (ULB), Le chronotope, un concept pour les études littéraires
10 h 15 : Christophe Den Tandt (ULB), Bakthine et la postmodernité
11 h 15 : Philippe Hunt (ARBA-EsA), Nezavershennost
_______________

14 h 30 : Laurence Rosier (ULB), La langue et le discours selon Bakhtine
15 h 30 : Katia Vandenborre (ULB), Les polémiques autour de Bakhtine et leur impact sur les concepts bakhtiniens
16 h 30 : Dirk Dehouck (ARBA-EsA), Achever ou comment en finir – avec Bakhtine

Conférence publique :
18 h 30 : Johan Öberg, Bakthin et la pratique : Auteur et héros de Mikhail Bakhtine comme modèle d'une recherche artistique

Pour les journées d’étude : inscription obligatoire au plus tard le 21 février à l’adresse
lucien.massaert@arba-esa.be

lundi 31 décembre 2012

Conférences “Simondon, Culture et Invention”


Le programme de l’Atelier Simondon 2013

Atelier Simondon “Culture et Invention” 2012-2013

à l’Ecole Normale Supérieure 45, rue d’Ulm, de 18h à 20h30,

Mardi 8 janvier (salle Cavaillès)
Sophie de Beaune : L’Homme et l’Outil : invention et innovation dans la préhistoire 

Mardi 12 février (Amphithéâtre Rataud)
Vincent Beaubois : Simondon, design et technophanie 

Mardi 19 mars (salle Cavaillès)
Ludovic Duhem : Engins de mort. Technique, individuation et thanatologie 

Mardi 9 avril (Amphithéâtre Rataud)
Christian Fauré : Simondon et les data 

Mardi 14 mai (Amphithéâtre Rataud)
Jean-Hugues Barthélémy : De Foucault à Simondon. Les enjeux politiques du transindividuel


Mardi 4 juin (salle Cavaillès)
Andrew Feenberg : Simondon et Marx 

L’Atelier Simondon est organisé conjointement avec le Cirphles et l’École Normale Supérieure. Ses activités sont soutenues par le Laboratoire disciplinaire Pensée des Sciences et le Groupe Histoire Philosophie Sciences. L’Atelier Simondon est animé par Vincent Bontems (LARSIM) ; il organise en collaboration avec Jean-Hugues Bathélémy et la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord le séminaire "Culture et Invention". 

mercredi 12 décembre 2012

Ingeborg Bachmann et Paul Celan, Le Temps du cœur, Correspondance

Ce samedi 15 décembre à 12 h
à la
Librairie Quartiers Latins
14, Place des Martyrs
1000 Bruxelles

Ingeborg Bachmann et Paul Celan, poètes
Le Temps du cœur, Correspondance

Présentée par Bertrand Badiou, traducteur

« L’écriture est au centre de la vie de chacun des correspondants, dont les noms apparaissent dans les comptes rendus critiques, dès le début des années 1950, souvent au sein d’une même phrase, comme étant ceux des représentants les plus importants de la poésie lyrique allemande de l’après-guerre. Mais écrire n’est pas chose simple, ni pour l’un ni pour l’autre – et écrire des lettres n’est pas moins difficile. L’imperfection du dire, la lutte avec les mots, la révolte contre le mutisme, occupent une place centrale dans cet échange épistolaire. » Bertrand Badiou

Ingeborg Bachmann, poète et écrivain autrichienne, est née à Klagenfurt en Carinthie en 1926 et morte à Rome en 1973. Parmi ses œuvres les plus importantes, on peut mentionner : Malina (1971), Franza (1979), Leçons de Francfort (1980). Tout récemment ont été publiées : Œuvres (Thesaurus, Actes Sud) et Journal de guerre (Actes Sud).

Paul Celan, né en 1920, est un poète et traducteur roumain de langue allemande. Il est mort à Paris le 20 avril 1970, probablement après s’être jeté du pont Mirabeau dans la Seine. Parmi ces recueils de poèmes les plus importants : la Rose de personne (Le Nouveau commerce, 1979), Pavot et mémoire (Christian Bourgois, 1987), Contrainte de lumière (Belin, 1989), Strette et autres poèmes (Mercure de France, 1990). Et en prose : Entretien dans la montagne (Fata Morgana, 2010).

Le Temps du cœur est édité par Le Seuil, dans la collection la Librairie du XXIème siècle.

Entrée libre.

lundi 3 décembre 2012

“Art – topologie – psychanalyse”

Nous sommes heureux d’annoncer la mise en ligne du site

“Art – topologie – psychanalyse”

https://sites.google.com/site/arttopologiepsychanalyse/

Ce site (ses premières pages) constitue le début de l’une des concrétisations du programme de recherche “Art – topologie – psychanalyse” de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles – Ecole supérieure des arts.

http://www.arba-esa.be/fr/site.php?cid=11&pid=101

Amélie de Beauffort, Au bord du huit, entropie III, (détail).

Ce programme se propose de mener une réflexion dans le champ de l'esthétique sur les relations non métaphoriques entre les domaines des arts plastiques, de la topologie mathématique (les théories des nœuds, des surfaces unilatères et des catastrophes) et de la théorie psychanalytique. Au centre de ce champ se situent la question du sujet, qu'il soit artiste ou spectateur, et les questions de projection et d'identification à l'œuvre d'art. L'interaction théorie/pratique produira tant des retombées depuis les œuvres sur le champ théorique que des modifications à l'intérieur du champ de la production artistique elle-même. Sont visés la question de la lecture de l'œuvre d'art, mais également les effets de la sortie de l'espace euclidien pour les gestes de la création.

Ce programme de recherche rassemble des plasticiens, des mathématiciens et des psychanalystes. Outre ce site web, il se concrétise par l’organisation de journées d'études et d'expositions (voir la rubrique “actualités” du site).

Personnes de contact : Lucien Massaert, Amélie de Beauffort : lucien.massaert@lapartdeloeil.be

Amélie de Beauffort, Mur polyester.
This programme proposes to carry out research within the field of æsthetics, focusing on nonmetaphorical relations between the realms of the visual arts, mathematical topology (the theories of knots, of unilateral surfaces and of catastrophes) and psychoanalytical theory. Pivotal to this are the question of the subject, whether as artist or as spectator, and those of projection and identification with the work of art. The interaction between theory and practice will yield both some spin-off from the works on to the theoretical realm and transformations within the field of artistic production itself. The goals of this programme include the question of how to read a work of art, but also the effects on the gestures of creation of relinquishing a Euclidean space.

Development: this research programme will lead to the production of a web site and to the organisation of seminars and exhibitions. It will bring together visual artists, mathematicians and psychoanalysts.

Contact persons: Lucien Massaert, Amélie de Beauffort: lucien.massaert@lapartdeloeil.be

lundi 12 novembre 2012

Colloque : Force de figures

Colloque : Force de figures

Le travail de la figurabilité entre texte et image
23-24 novembre 2012
Paris - Fondation Biermans-Lapôtre
Cité internationale universitaire,
9a Boulevard Jourdan
75014 Paris

"Ce colloque s’attachera à mettre en évidence comment les diverses théories critiques de la représentation développées ces dernières années (approches psychanalytiques, phénoménologiques, sémiotiques, etc.) ont cherché à rendre compte du travail de la figurabilité en mettant au point un véritable outil herméneutique dans les termes d’une analyse figurale. Il se donne pour objectif d’enrichir la construction théorique de la figurabilité dans le champ du lisible et du visible."

Vendredi 23
09h30 Agnès Guiderdoni (FNRS-UCL) et Ralph Dekoninck (UCL), « Donner corps à l’ombre, vie au corps, & âme à la figure muette » (Richeome). De la figure à la figurabilité au premier âge moderne
11h15 Florence Dumora (Paris VII), Force de rêve : figural et figurabilité avant la Traumdeutung
14h Denis Bertrand (Paris VIII), Figure et figurabilité : approche sémiotique
15h15 Jacques Aumont (Paris III), Un art d’apparition
16h45 Mauro Carbone (Lyon 3), La déformation en tant que principe de déreprésentation : le Cézanne des philosophes français,

Samedi 24
09h30 Bernard Vouilloux (Paris IV), La figurabilité entre la représentation, le figural et la figuration
11h Bertrand Rougé (Pau), Énergie des figures et indiscernabilité : autour de la fin de l’art entre rhétorique et arts visuels
14h Bruno Nassim Aboudrar (Paris III), Moins que la figure
15h30 Daniele Guastini (Roma 3), Transfigurabilité et transcendance. À partir de Louis Marin

lundi 5 novembre 2012

picture / tableau /screen

picture / tableau /screen

a visual symposium at UCA Canterbury
organised by Moyra Derby and Matthew de Pulford

Herbert Read Gallery
UCA Canterbury
New Dover Road
Canterbury
CT1 3AN

6 November - 4 December 2012

Gallery-based discussion with the artists and supporting speakers each Tuesday at 3pm

Picture / Tableau /Screen are terms shared by film, photography, painting and other fine art practices that engage with the pictorial. The visual symposium at UCA’s Herbert Read Gallery will consider the distinct but overlapping contexts they might open up.

Four separate installations of work will take place on consecutive Tuesdays in November 2012. Each installation will be followed by a talk and gallery-based discussion with the artists.

The ongoing installation of work during the symposium aims to foreground the process of work becoming aligned to a viewer and a viewing space. Viewing is considered active, offering a form of participation within the restraints of the pictorial. This alignment is considered a dialogic moment between art object, environment and viewer at which point all three become active participants (1).

Picture / Tableau / Screen all imply the sense of something composed, ‘cut out’ (2) distanced, staged and contained in order to be looked at. George Berkley writing in 1732 asks us to imagine a ‘diaphanous plane erected near the eye and perpendicular to the horizon’ (3), a theoretical proposition that delineates a pictorial version of vision. Proposed here as an articulation of ‘picture’ ‘tableau’ and ‘screen’, Berkley’s plane can be said to both enable and stand in the way of visibility. An external projection that infers an internal counterpart, it shares with these three terms the presumption of a front; it is a plane that faces a viewer. Within the pictorial, the quality of facing activates an attitude of looking, a particular form of attention and reception, even if it is articulated through turning away or moving past.

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(1) Jacques Rancière The Emancipated Spectator ‘Being a spectator is not some passive condition that we should transform into activity. It is our normal situation’ (Verso 2009 p 17)
(2) Roland Barthes Diderot, Brecht, Eisenstein 1977 tableau as ‘cut out’ in Image, Music, Text (Fontana Press 1977 p 69-78)
(3) George Berkley The Theory of Vision Vindicated 1732 (The Works of George Berkley). Jonathan Crary discusses Berkley’s ‘diaphanous plane’ in Techniques of the Observer: On Vision and Modernity in the Nineteenth Century (Mitt Press 1990 p55)

Installation 1
Tues Nov 6th open discussion at 3pm
Angus Saunders –Dunnachie ; Mick Finch ; Derek Hampson ; Jost Münster

Installation 2
Tues Nov 13th open discussion at 3pm
Beth Harland and John Gillet ; Joan Key and Anton Lukoszevieze ; Laura Lisbon ; Andrea Medjesi-Jones

Installation 3
Tues Nov 20th open discussion at 3pm
Nicky Hamlyn ; Bob Matthews ; Philomene Perecki

Installation 4
Tues Nov 27th open discussion at 3pm
Ian Bottle ; Kate Hawkins ; Anthony Matt ; Pat O'Connor

Discussions supported by:
Moyra Derby ; Mathew de Puford ; Mick Finch ; Adrain Lovis ; Dominc Rahtz

mardi 30 octobre 2012

Christian Ruby , deux conférences

Christian Ruby
deux conférences

La question du spectateur et ses figures contemporaines
mardi 6 novembre 2012 : à18h
au Musée Juif de Belgique
rue des Minimes, 21 – 1000 Bruxelles
dans le cadre de l’exposition « Images de soi : Images de l’autre »
étudiants et anciens étudiants
de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles

« Le plus souvent la figure du spectateur est péjorée, on se moque de lui, on le dit ou le trouve “bête”. Les artistes et metteurs en scène veulent même le secouer, le violenter, le remuer, le malmener [...] au point que le spectateur, de nos jours, se sent fragilisé. Fragilisé dans son attitude, dans son propos, dans sa présence même. Surtout, il ne dispose pas de légitimation, pas d’instance à laquelle se référer pour partager ses soucis. D’une certaine manière, mon propos lui en donne une, en expliquant qu’il est indispensable, en quoi il l’est, et qu’il n’est pas l’idiot pour lequel on veut le faire passer ».

Que faire du romantisme de nos jours ?
Réflexions sur le spectateur et l’institution muséale
mercredi 7 novembre 2012 à 18h30
à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles
144, rue du Midi – 1000 Bruxelles
Auditoire Horta
Une intervention dans le cadre du module “Pollen ou hérisson ?”
Organisé par Dirk Dehouck.

Partant de la question de ce qu’il faut entendre par “romantisme” et si l’on peut en arrêter un concept, il s’agira d’en examiner les présupposés à l’aune de notre actualité. Qu’en est-il pour nous du “sujet” et de “l’esthétique”, ou encore de la conception du “spectateur” tels que nous en héritions depuis ce moment où chacune de ces notions firent l’objet d’une réélaboration conséquente dont nous pourrions encore être prisonnier ? Ces questions seront toutefois abordées de façon plus précise par le biais d’une analyse de l’institution muséale et de son paradoxe telle qu’on peut le reconstruire à travers l’œuvre de l’un des représentants les plus importants du romantisme allemand, Friedrich von Schlegel.
En élargissant l’horizon de ces questions, on abordera également ce qu’il en est du “projet de formation” légué par ce moment. Il s’agira de formuler quelques hypothèses sur les principes susceptibles d’orienter aujourd’hui la mise en œuvre d’une formation artistique libérée d’une “esthétique” et d’une politique d’instrumentalisation généralisée.

***

Pistes de lecture
Friedrich von Schlegel, Descriptions de tableaux, 1802, Paris, ENSBA, 2001.
Christian Ruby, L’âge du public et du spectateur. Essais sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne, Bruxelles, La lettre volée, 2007, pp. 55-71 ; 161-185 et Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Bruxelles, éd. La Lettre volée, 2005, pp. 29-36 ; 107-128.

mercredi 18 juillet 2012

Symposium - Practice makes Perfect

Symposium - Practice makes Perfect

Theorising Method in Visual Research
Swansea Metropolitan University Sept 6th & 7th 2012

Early Bird Registration Now Open
http://www.smu.ac.uk/practicemakesperfect/

This two-day symposium brings together post-graduate, post-doctoral and independent researchers to present and debate the issue of methodology in practice-based and practice-led research. This is an opportunity to theorise methods within a methodological framework in
order to generate dialogues and synthesise potential models that move the debate forward.

Key note speaker confirmed; Dr Jac Saorsa
Dr Jac Saorsa is a visual artist, writer and researcher in art practice and philosophy. She has exhibited her work and lectured internationally and is currently Programme Director of the MA/MFA Fine Art at Cardiff Metropolitan University School of Art and Design where she lectures in the theory and practice of drawing. Recent publications include her second book, Narrating the Catastrophe: an artist’s dialogue with Deleuze and Ricoeur, 2011, Intellect Books.

samedi 14 juillet 2012

Colloque Henri Maldiney

Colloque Henri Maldiney : une existence philosophique. Traversées phénoménologiques

LYON / ENS PARIS
12 octobre 2012 à Lyon
13 et 14 octobre 2012 à l’ENS PARIS, rue d’Ulm

Organisateurs : Archives Husserl, Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3, Association Internationale Henri Maldiney

2012, Henri Maldiney entre dans sa centième année. Opportunité pour à la fois célébrer l’homme et le penseur, distinguer une pensée singulière et lui donner toute sa mesure. Maldiney a passé sa vie de penseur à interpeler les traditions de pensée qu’elles soient philosophique, métaphysique, phénoménologique, esthétique ou psychiatrique. Ses interrogations furent à maintes reprises d’authentiques moments de rencontres tant intellectuelles qu’humaines.

Réédition de Regard Parole Espace aux Editions du Cerf

12 octobre à Lyon

A l’Université Jean Moulin Lyon 3 – Amphithéâtre Huvelin 15, quai Claude Bernard Lyon 7ème

Matin : Esthétique et architecture
Ouverture du colloque : Jean-Philippe Pierron
Jean-Pierre Charcosset : Maldiney, lecteur de Francis Ponge
Mauro Carbone : Maldiney et la peinture de Cézanne
Jiang Dandan : Le surgissement dans l’Ouvert : évènement esthétique chez Henri Maldiney
Andréas Pinoti : La monumentalité
Chris Younès : A l’épreuve d’exister, transpassabilté et transpossibilité
Après-midi : Esthétique et psychiatrie
Raphaëlle Cazal : Architecture et existence : le renouvellement maldinéen de la pensée heideggérienne de l’habiter
Michèle Gennart : Être soi et prendre corps, Une illustration de l’apport de Maldiney à la psychiatrie phénoménologique
Dr Pierre-Marie Charazac : Apport de Maldiney dans la pratique psychiatrique
Table ronde : Maldiney maître de pensée : Pierre Mathey, Stéphane Deluermoz, Roger Dextre, Noémie Meguerditchian

Journées des 13 et 14 octobre
À l’Ecole Normale Supérieure, salle Dessane, 45, rue d’Ulm, Paris 5ème

13 octobre rue d’Ulm

Ouverture du colloque : Jocelyn Benoist
Matin
Renaud Barbaras, L’essence de la réceptivité : transpassibilité ou désir ?
Bernard Rordorf, Jacques Schotte, l’ami, l’ouvreur
Francis Wybrands, L’écriture la voix
Après-midi
Eliane Escoubas, HOMO PICTOR, De la sensibilité à l’œuvre
Yannick Courtel, Quand le poème ne dit rien. Notes sur quelques vers de W. Stevens
Rita Messori, L’esthétique du paysage chez Henri Maldiney

14 octobre rue d’Ulm

Matin
Sarah Brunel, "Entre Un et Rien" : dépassement ou retour de l'ontologie ?
Marlène Zarader, Une philosophie de l’avènement
Frédéric Jacquet, Sentir et exister – seul l’événement est à vivre
Après-midi
Pierre Sauvanet¸ La question du rythme dans l’œuvre d’Henri Maldiney : approche et discussion
Françoise Dastur, Langage Parole et existence (à partir de Aîtres de la langue et demeures de la pensée et Regard Parole Espace)

dimanche 8 juillet 2012

Amélie de Beauffort expose

Amélie de Beauffort
“La pierre dans les yeux” du 07 / 07 au 31 / 07 / 2012
ouvert pendant les vacances et les weekends
Sabine Wachters Fine Arts
Gallery Knokke Golvenstraat 11
8300 Knokke-Zoute, Be
+32 (0) 50.61.58.35
http://www.sabinewachters.com/index.php?article_id=1

« L’œil de Méduse a tapé dans celui d’Amélie de Beauffort qui, à la suite de Persée et de tant d’artistes, a interprété ce moment étrange qu’on appelle le ‘regard’. Elle a voulu aller y voir et s’est saisie de Méduse. Elle nous propose une réflexion sur le parcours qui rattache le mythe à la vie, Méduse aux méduses, « pourquoi ce terrible nom pour un être si charmant ? » demandait Michelet alors même qu’il défendait la Sorcière. La psychanalyse aura dévoilé l’association entre le regard pétrifiant de Méduse et le sexe de la femme, de la mère sans doute. Face à la grande méduse animale évoluant sur un écran de cinéma, Paul Valéry, fasciné, voyait un « songe d’Eros » dépassant toute impudicité humaine.

Ce n’est donc pas comme Persée, par la confrontation mortelle, maîtrisante, qu’Amélie de Beauffort aborde le monde de Méduse. Elle entre en contact avec ce monde, le fait sien. Alors que la monstrueuse (trop belle ?) tête de la Gorgone pétrifie [« On dit que ce prodige est pire qu’un tonnerre, qu’il ne faut que le voir pour n’être plus que pierre » (Corneille, Andromède, IV, iv)], l’atmosphère créée par les œuvres d’Amélie de Beauffort relève du mouvement, des méandres, de la sinuosité, de la transparence qui n’empêche ni la noirceur ni la disparition. L’artiste se sert de l’appareil photographique non comme du bouclier de Persée mais pour montrer et être à son tour montrée par les méduses, pour détourner l’appareil de sa fonction mortelle de capture et le forcer à recevoir l’éblouissement d’un miroir mouvant, l’eau de la mer touchée par la lumière. On se souviendra des extraordinaires vélins de Charles Alexandre Lesueur atteignant la limite du visible, la mouvance transparente de la tache pour illustrer l’Histoire générale des méduses de François Péron. Si Amélie de Beauffort a conservé quelque chose du mythe de Méduse c’est l’élément temporel, celui de l’instant, de la fulgurance dans laquelle se croisent de manière fatale deux yeux. Il nous semble même les percevoir dans le fond de l’un des photogrammes qui tentent d’échapper à la fixité et disent la pure présence du mouvement, le devenir de la forme par le mouvement.
La constellation du sculpteur III, poinçons sur impression jet d’encre pigmentaire, 2012

Le référent des photogrammes nous est donné à voir dans les volumes noirs fixés au mur et ces volumes eux-mêmes cachent, sous la noirceur de l’encre, la transparence un peu opaque de leur matériau, le calque en polyester. Chevelure de Méduse autant que bouclier convexe, les volumes noirs tranchés à la main, encrés au rouleau, transformés en volumes par des mouvements de torsion et de retournement, se font miroir noir montrant la présence de l’opacité au revers du brillant. […] Le jeu sur les transparences et la réversibilité se retrouve dans les formes géométriques aux couleurs vives et affirmatives apposées au mur Elles exposent en quelque sorte l’écrasement des méduses, leur aplatissement, la géométrisation de leur mouvement et de leur volume. Si l’ondulation des ombrelles se trouve évidemment rigidifié par les lignes droites et les angles, l’impossibilité de la capture reste quant à elle maintenue par des effets optiques. Le rouleau encreur se bloque aux lisières des bandes collées et la couleur des bandes face au regardeur se trouve en fait au revers de la feuille.
Œil, regard, volume, rythme, mouvement, lumière sont autant de questions plastiques fondamentales auxquelles les méduses nous invitent à réfléchir. Surtout celles qui ont des ocelles, comme Aurelia aurita. Amélie de Beauffort, en allant les photographier, les a en quelque sorte interviewées, elles se sont vues. La méduse ocellée réagit à la lumière par une accélération du rythme, lequel est aussi produit par les influx sensoriels. L’ocelle n’est pas « l’image schématique de l’oeil », affirmait Roger Caillois qui proposait de voir deux réalités distinctes mais similaires quant à « la forme circulaire commune à l’organe et au dessin ». Chez l’homme, ajoutait Caillois, l’effet optique de l’ocelle « met en branle l’imagination ». Pas de science sans imagination, d’où peut être le terme « eye-like bodies » choisi par Edward Forbes pour parler des ocelles dans son étude sur les méduses.
[…] De par leur matière aussi les méduses rencontrent la question du regard. La matière transparente, un peu visqueuse, gélatineuse, glissante, de même que le milieu dans lequel la méduse se meut rappellent les conditions mêmes du visible, ce sans quoi, au dire d’Aristote, l’on ne verrait pas : le diaphane. L’eau et l’air sont le diaphane dans lequel la vision advient par l’intermédiaire des couleurs. L’œil voit parce qu’il participe au diaphane, il en est fait.
Les recherches d’Amélie de Beauffort indiquent comme une confidence reçue du monde animal et qui importe à l’œuvre d’art. La méduse possède un pouvoir urticant ; n’est-ce pas là que nous touchons à l’une des fonctions premières de l’œuvre d’art ? »
Chakè Matossian

dossier de presse disponible sur www.debeauffort.net
http://www.debeauffort.net/pdf/presse%20web%20ds%20les%20yeux.pdf
Le dossier de presse comporte le texte complet de Chakè Matossian.