mardi 8 novembre 2011

L’image pense

L’image pense
Image et langage chez Aby Warburg, Ernst Cassirer et Erwin Panofsky
Deuxième journée de recherche consacrée à Aby Warburg, Ernst Cassirer et Erwin Panofsky :
Vendredi 16 décembre 2011
Université de Liège,
Place du XX Août,
Salle de l’Horloge
Coopération du Centre allemand d'histoire de l'art (Paris), du groupe de contact FRS-FNRS « Esthétique et philosophie de l’art » et du groupe de contact FRS-FNRS « Historiographie et épistémologie de l’histoire de l’art » (Belgique).

Matinée :
10.00-10.30: Audrey Rieber : Introduction
10.30-11.30 : Claude Imbert : Image, rituel, sacrifice
11.15-12.30 : Fabien Capeillères : Triptyque exégétique: Warburg, Cassirer, Panofsky

Après-midi :
14.00-15.00 : Muriel van Vliet : La correspondance de Warburg, Cassirer et Panofsky et le problème de la survivance des formes visuelles
15.00-16.00 : François-René Martin : L'écriture de la persécution chez Aby Warburg et Erwin Panofsky
16.30-17.00 : Isabella Woldt : Zur Nonverbalität in Aby Warburgs Bilderreihen und André Malraux‘ Musée imaginaire
17.00-17.30 : Discussion (modérée par D. Cohn)

ARGUMENT
« L’amateur ou le chercheur curieux de la puissance significative de l’image se voit aujourd’hui confronté à une profusion de discours sur l’image et sur l’art puisqu’à ces disciplines traditionnelles que sont la philosophie de l’art, l’esthétique et l’histoire de l’art se sont ajoutées les visual studies, la Bildkritik, la Bildwissenschaft ou encore l’anthropologie du visuel. Interroger les fondements philosophiques des discours consacrés à l’image (d’art) et tout particulièrement la possibilité d’une pensée de l’image, au double sens du génitif subjectif et objectif, nous semble donc de la première importance. Selon quelles modalités en effet faut-il aborder l’image (notamment d’art) et son mode spécifique de signification ? Comment dégager ses éléments les plus signifiants et est-il possible de les « traduire » en un discours ? Nous souhaitons examiner ces questions d’une portée philosophique générale sous le filtre des théories et des pratiques d’Aby Warburg, d’Ernst Cassirer et d’Erwin Panofsky qui se sont attachés à la question de la signification de l’image en l’ancrant dans son contexte culturel, historique et anthropologique. Le fait qu’ils contribuent tous trois à théoriser l’histoire de l’art sous la forme qu’elle prend à la fin du 19e et au début du 20e nous invitera à nous demander si l’histoire de l’art constitue un lieu privilégié pour penser l’articulation de l’image et du langage, de l’image et de l’histoire.
Parce qu’il est devenu de coutume d’opposer Warburg à Panofsky, et d’ancrer la pratique iconologique de ce dernier dans le sillage néo-kantien de Cassirer, nous avons pris le parti d’étudier plutôt la constellation qu’ils forment et qui les rassemble autour du problème de la signification de l’image et de la spécificité de la pensée qui y est à l’œuvre. Iconologie critique, méthode iconologique, philosophie des formes symboliques constituent en effet des variations sur la façon d’envisager la pensée, le langage et l’image ainsi que leurs rapports. […] Parler de « sens de l’image », avancer même que l’image « pense », implique non seulement que l’on reconnaît l’existence d’une logique propre à l’image dont l’organisation interne est productrice de signification, mais que l’on voie en elle le travail d’un certain logos. C’est ce positionnement autrement plus polémique que nous avons à cœur d’explorer. […] »

lundi 7 novembre 2011

Daniel Oppenheim, L'enfant très malade approché dans ses dessins

Daniel Oppenheim, L'enfant très malade approché dans ses dessins, éditions de l’Olivier, mai 2011, 128 pages.
« […] Autre particularité du livre, bien que son titre annonce qu’il va s’agir de dessins faits par des enfants, aucun dessin ne s’y trouve ou interprété ou mis en illustration d’un propos théorique […] se justifie par l’objet même de l’ouvrage qui n’est pas de nous éclairer sur telle ou telle interprétation, mais de mettre l’accent au contraire sur l’attitude profonde que l’analyste doit adopter pour saisir l’essentiel du propos qui lui est adressé. S’il ne s’agit pas d’une innovation, sa position constitue un rappel nécessaire, rappel qui s’applique bien sûr à l’utilisation du dessin dans l’approche psychanalytique mais également à tous les outils utilisés que l’on désigne habituellement sous le terme d’objets de la médiation thérapeutique. (cf. le livre Les médiations thérapeutiques, Érès 2011 sous la direction d’Anne Brun)
Enfin, il précise, sans doute trop succinctement, sa place vis-à-vis des médecins, une place qui n’est pas la première. Ce n’est pas de lui dont dépend la guérison. Cette guérison, chacun l’espère et c’est elle qui centre le transfert en direction des médecins et du personnel soignant. Lui, il doit justifier de sa place auprès des parents, auprès de l’enfant et aussi auprès du personnel soignant lui-même. Ce rapport au « médical en tant qu’objet », réflexion si bien exposée dans les années 70 par le regretté Pierre Benoit […] Daniel Oppenheim insiste sur la nécessité non seulement de prendre en compte le dessin, mais d’être attentif aux gestes de l’enfant au décours de son dessin. Cet accompagnement qui respecte le temps de l’enfant doit aussi être à l’écoute des commentaires qu’il fait de son dessin, de ses ratures, des hésitations de son trait, de la répétition des motifs, de leur place dans la feuille, des débordements éventuels hors de cet espace blanc laissant des traces sur la table. C’est un point certainement qui distingue l’approche de l’auteur de celle de Françoise Dolto, elle plus encline à interpréter le dessin en dehors de son geste.
Une autre position originale soutenue par Daniel Oppenhein, consiste dans la possibilité pour l’enfant de reprendre un dessin fait antérieurement. Il peut le regarder et même le modifier, lui adjoindre tel ou tel détail, changer sa couleur, etc. Le dessin devient alors un témoin d’une histoire qui s’inscrit dans le temps, et pas l’inscription d’un instantané, d’un arrêt sur image pourrait-on dire. Le temps du dessin est le temps du travail avec le psychanalyste, le temps de la relation avec l’analyste qui est celui de l’hospitalisation, mais qui peut se prolonger bien au-delà.
L’interprétation du dessin par l’analyste n’est jamais assurée, toujours proposée. C’est là encore un bien utile rappel en particulier pour les moins expérimentés de nos collègues. Explorateur en terre inconnue et fragile, le psychanalyste doit montrer d’abord à l’enfant dans quelle position il se trouve vis-à-vis de lui, c’est-à-dire être à son écoute, même s’il ne parvient pas à saisir tout ce que l’enfant souhaite exprimer et que sans doute, ils ignorent tous deux. Il n’en reste pas moins que cette attitude assure l’enfant d’une présence dont l’appui lui est nécessaire. Le dessin apparaît alors pour ce qu’il doit être : un espace transitionnel entre le psychanalyste et l’enfant. Il ne s’agit pas d’entrer ici dans le jeu des devinettes, jeu auquel parfois l’enfant lui-même invite le psychanalyste; le dessin de l’enfant est présence de l’enfant dans le dessin « de son corps, de sa voix, de son moindre geste » référence ici tant à Françoise Dolto qu’à Fernand Deligny […] »
Laurent Le Vaguerèse
http://www.oedipe.org/fr/prixoedipe/2012/oppenheim
http://www.editionsdelolivier.fr/

Michel Guérin, Philosophie du geste



Michel Guérin, Philosophie du geste
« Cette édition augmentée de Philosophie du geste, ouvrage paru en 1995, reprend le texte d’origine et en conserve le titre, tout en y incluant également un essai récent intitulé “Le Geste de penser”.
Si “Le Geste de penser” peut passer à bon droit pour la suite – l’extension – de Philosophie du geste, c’est aussi qu’il réalise cette augmentation à travers la modalité singulière d’un renversement de perspective.
Qu’il enclenche une action ou exprime une émotion, le geste ne sépare pas la signification du comportement. S’il a peu retenu l’attention des philosophes, c’est peut-être en raison de la gageure de le saisir dans son prime élan : il est amorce. Les quatre gestes ici considérés comme fondateurs de pans entiers de la culture humaine, faire, donner, écrire, danser se situent au commencement de la technique, des échanges socio-économiques, des pouvoirs de la représentation, de ce bonheur d’exister corps, enfin, que les arts commentent à l’envi. Le geste, ainsi, balaie un large prisme qui va de l’utilité (voire de la nécessité) à la gratuité. Mais que les hommes inaugurent ou maintiennent ce qu’ils ont vu faire, c’est par un geste : inchoatif ou fréquentatif, il est par un aspect initiation et par l’autre imitation.
La présente édition (augmentée) renverse et prolonge la quadrature du geste par un geste de penser, qui fait apparaître qu’une discipline qui fait sens est toujours incarnée, c’est-à-dire enseignée. À l’heure où le corps idole est l’objet de tous les soins, tandis que l’univers en expansion des technologies promet la relégation de la main, méditer au sujet du geste est en somme découvrir le corps comme l’interrogation même. »
Michel Guérin a publié de nombreux essais critiques et des ouvrages de philosophie. La première édition de Philosophie du geste (Actes Sud, 1995) a figuré dans l’ultime sélection du prix Médicis essai. Derniers ouvrages parus : Le Fardeau du monde (Encre marine 2011), La Peinture effarée, Rembrandt et l’autoportrait (La Transparence, 2011).

Livres d’artistes et nouvelles formes du livre

Livres d’artistes et nouvelles formes du livre : La figure dans le paysage – 2010-2012.
Blog des cours Locative Media Art et Livres d'Artiste et Nouvelles Formes du livre 2008 2011
http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/

« Il s’agit au sein de ce blog de travail universitaire collectif créé en 2008, intitulé La Figure dans le paysage, de revenir sur le médium artistique du fascicule imprimé ou de la simple page A4 dactylographiée, figures inaugurées par les artistes conceptuels, pour repérer les perspectives de nouvelles formes liées aux médias et dispositifs numériques qui remettent en cause la prééminence de la reliure et du feuilletage et restituent à la page le paradigme du wunderblock. […] »


Autour de Maurice Blanchot. Le Livre à venir
http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?page_id=8434

« Il ne faut pas confondre nouvelles formes du livre et nouvelles formes de la lecture, qui elles, remettent en cause le livre ordinaire comme lieu unique de la lecture, certes, mais revenir sur Le Livre à venir de Maurice Blanchot participe de la remise en cause du livre de type codex (le cahier de feuilles porteuses de texte), et l’article de Blanchot qui donne son titre au livre est centré sur l’idée du livre selon Mallarmé, premier acteur-déconstructeur du livre de type codex, exemplifié par le poème Un coup de dés jamais n’abolira jamais le hasard (1897-1914) […] »

Le livre et l’objet transitionnel
http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?page_id=8963

« Le dernier livre de Bernard Stiegler, Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, de la pharmacologie, s’ouvre sur une redéfinition de l’objet transitionnel, qui n’existe que parce qu’il ouvre un «espace transitionnel». Repartant de Winnicott, et de ce premier espace transitionnel de la mère à l’enfant, qui passe par cet objet, on ne peut s’empêcher de trouver dans ces cinq premières pages, l’éclaircissement théorique qui nous serait utile pour définir le livre, d’autant que subrepticement, le livre d’enfant s’est glissé dans les corpus de livres d’artistes, qui est notre objet d’étude. Le livre convient à la définition de l’objet transitionnel tel que le décrit Stiegler, un pharmakon. Quand au livre d’artiste, numérique ou non, si le livre d’artiste est un livre, la question peut se poser ainsi : Quand y-a-t-il livre d’artiste? […] »

Mallarmé. Un coup de dés jamais n’abolira le hasard
http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?page_id=8898

« Matériaux pour une lecture du livre, repris de l’édition ancienne Garnier Flammarion, où le texte est très annoté pour en faciliter la lecture. Nous reprenons quasiment l’ensemble de cet appareil critique indispensable et nous restituons au-dessous une forme de lecture linéaire du poème avec les notes qui en explicitent les zones syntaxiques obscures. […] »
http://chroniques.bnf.fr/archives/fevrier2007/frameset.php?src1=numero_courant/collections/menu_gauche.php&src2=numero_courant/collections/acquisitions.htm&m1=elOne&m2=E1&m3=1

vendredi 4 novembre 2011

on Fred Sandback and Agnes Martin at Dia:Beacon and Dia:Chelsea





Joanna Kleinberg on Fred Sandback
Gallery Talk
at Dia:Beacon
Saturday, November 19, 2011, 2 pm
Dia:Beacon, Riggio Galleries
3 Beekman Street, Beacon, NY 12508
845 440 0100
www.diaart.org
Joanna Kleinberg has been an Assistant Curator at The Drawing Center in New York since September 2007. There she curated various exhibitions, including Claudia Wieser: Poems of the Right Angle (2010); Dorothea Tanning: Early Design for the Stage (2010); and Apparently Invisible(2009), The Drawing Center's annual Selections exhibition. Forthcoming in 2013 is an exhibition of Sean Scully's Change and Horizontals early drawings, as well as the first solo museum show in North America of work by Spanish artist, Ignacio Uriarte.








Jutta Koether on Agnes Martin
Artists on Artists Lecture Series
Monday, November 14, 6:30 pm
Dia:Chelsea
535 West 22nd Street, 5th Floor, New York, NY 10011
www.diaart.org
Jutta Koether was born in 1958 in Cologne, Germany, and is currently based in New York City. Recent solo exhibitions include shows at Galerie Daniel Buchholz, Berlin (2010); Reena Spaulings Fine Art, New York (2009); Kunsthall Landmark, Bergen, Norway (2008); and Tate Modern, London (2005). She is currently a Professor at the Hochschule fuer BildendeKunst in Hamburg, Germany.

jeudi 27 octobre 2011

Jacques Thuillier





Jacques Thuillier, spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle s'est éteint à l'âge de 83 ans.
Historien de l'art français, titulaire durant 21 ans de la chaire d' Histoire de la création artistique en France au Collège de France, il était spécialiste de la peinture française au XVIIe siècle, et notamment de Georges de La Tour.
On lui doit de nombreux ouvrages sur les grands peintres : Nicolas Poussin (Flammarion), Jacques Blanchard : 1600-1638 (Musée des Beaux-Arts de Rennes), Fragonard (Skira), Jacques Stella : 1596-1657 (Serge Domini), Georges de la Tour (Flammarion) et Tout l'œuvre peint de Georges de la Tour (Rizzoli-Flammarion) ou encore Rubens : la galerie Médicis au palais du Luxembourg (Rizzoli).



Son œuvre comporte aussi des titres plus généralistes à l'instar de La galerie des Glaces : chef-d'œuvre retrouvé (Gallimard), Théorie générale de l'histoire de l'art (Odile Jacob), Histoire de l'art : architecture, sculpture, peinture (Flammarion) réédité en 2009 et Peut-on parler d'une "peinture pompier" (PUF).

http://www.livreshebdo.fr/les-gens/actualites/deces-de-jacques-thuillier/7525.aspx



mercredi 19 octobre 2011

Velickovic – Dado



Velickovic – Dado. Dessins des années 60 aux années 80.
Exposition à la Galerie Samantha Sellem
5, rue Jacques Callot
75006 Paris
jusqu’au 30 octobre 2011
www.galeriesellem.com

mercredi 12 octobre 2011

Jocelyn Benoist, conférence

Jocelyn Benoist
conférence
VOIR, VU, VISIBLE
le mardi 18 octobre 2011 à 18 h 00
à l’occasion de l’ouverture de l’année académique 2011 – 2012 de l’école doctorale de philosophie
ECOLE DOCTORALE DE PHILOSOPHIE PRÈS LE FNRS FUNDP, FUSL, UCL, ULB, ULg
à l’Université catholique de Louvain
Auditoire Socrate 21
Collège Mercier
Place C. Mercier, 14
1348 Louvain-la-Neuve

Jocelyn Benoist, Représentations sans objet aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique, Presses Universitaires de France (PUF) (30 septembre 2001)

« L'idée d'une origine commune de la phénoménologie et de la philosophie analytique commence à être bien admise. On essaie ici de lui donner quelque consistance en la mettant à l'épreuve d'une question, qui fut décisive pour les auteurs à la source de ces deux traditions, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe : celle de la référence manquante ou des "objets inexistants".
On montre comment ce problème a pu orienter d'un côté les débats internes à l'école brentanienne (Brentano lui-même, Twardowski, Meinong, le jeune Husserl), et de l'autre les réflexions des auteurs sources de la tradition dite analytique (Bolzano, Frege, Russell).
Par opposition à d'autres études plus "syncrétiques", il s'agit avant tout, dans la démarche adoptée, de mettre en avant des différences. D'abord au sein de l'école intentionaliste, beaucoup plus diversifiée et traversée de tensions qu'on ne le croit souvent. Puis, aussi et surtout, entre cette école et les auteurs qui ont choisi délibérément une autre voie : Frege et Russell, bien sûr, mais aussi déjà Bolzano.
Il s'agit par là même de mesurer un écart qui devait s'avérer déterminant pour toute la philosophie du XX, siècle et de mieux définir le champ propre de cette philosophie. »

mardi 11 octobre 2011

François Cheng

Colloque franco-chinois en hommage à François Cheng
BnF – François-Mitterrand – Petit auditorium
vendredi 4 novembre 2011 de 9h00 à 18h00
Entrée libre
François Cheng, à la croisée de la Chine et de l’Occident
"Dans l’essai intitulé Le Dialogue, François Cheng écrit : « Le destin a voulu qu’à partir d’un certain moment de ma vie, je sois devenu porteur de deux langues, chinoise et française…. J’ai tenté de relever le défi en assumant, à ma manière, les deux langues, jusqu’à en tirer les extrêmes conséquences ». En effet, s’il a choisi, vers le début des années 1970, le français comme langue de création, il n’a pas abandonné celle qu’il désigne comme sa « vieille nourrice fidèle », puisque son langage poétique, ou plutôt le métalangage tout à fait original qu’il a créé, constitue une mise en symbiose unique des deux langues. Mais le dialogue établi par François Cheng n’est pas seulement d’ordre linguistique : dans son voyage d’un continent à un autre, il n’a rien perdu de son « terreau natif », dont la longue tradition littéraire et artistique n’a cessé de l’inspirer, tandis qu’il découvrait la France et s’enrichissait de sa « meilleure part ». Élu à l’Académie française en 2002 et récompensé par de nombreux prix littéraires nationaux et étrangers, François Cheng incarne la rencontre entre deux langues et deux cultures. Pénétrer dans sa création, en chercher les secrets – sens et beauté réunis – et en même temps rendre hommage, à travers cet écrivain français venu de « l’orient de tout », aux littératures des deux pays, autant de raisons pour organiser un colloque réunissant des spécialistes français et chinois sur le sujet."

9h30 - 12h30
1. Poésie
Pierre Brunel, François Cheng, Vraie lumière née de vraie nuit
Cheng Pei, À l’écoute de l’Orphée sorti d’ailleurs. Une lecture de la poésie de François Cheng
Dominique Millet-Gérard, Poésie et peinture : Cheng et Claudel
Li Yuan, La beauté éthique dans les traductions poétiques de François Cheng
14h - 15h50
2. Roman
Madeleine Bertaud, Le féminin selon François Cheng
Chu Xiaoquan, Le langage romanesque de François Cheng dans Le Dit de Tianyi
Luc Fraisse, L’art du roman dans L’éternité n’est pas de trop
16h - 18h
3. Art
Éric Lefebvre, Voix poétique et vérité artistique : les écrits sur la peinture chinoise de François Cheng
Lise Sabourin, Une quête de la beauté : du pictural au textuel
http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_auditoriums/f.colloque_fran%C3%A7ois_cheng.html?seance=1223906459305

lundi 10 octobre 2011

Salon de la Revue 2011

Retrouvez-nous au Salon de la Revue 2011
21ème édition
Espace des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple
75004 Paris

Vendredi 14, samedi 15, dimanche 16 octobre 2011.
vendredi 14 de 20h à 22h,
le samedi 15 de 10h à 20h
et le dimanche 16 de 10h à 19h30

Editions La Part de l'Œil
144, rue du Midi
B-1000 Bruxelles

mercredi 5 octobre 2011

L’art et la fonction symbolique



La Part de l'Œil n° 25-26 / 2010-2011,
Dossier : L’art et la fonction symbolique

Ce volume marquant les 25 ans de La Part de l’Œil sera fidèle aux engagements qui ont été les nôtres depuis notre création.
L’ouvrage se présente en trois parties. Le dossier à proprement parler, comprenant un inédit de Marcel Mauss, se divise en deux parties consacrées à la problématique centrale de ce volume “L’art et la fonction symbolique”. Il se place dans la perspective de la pensée de Mauss et plus précisément de sa théorie du don. « Loin de se limiter à la forme archaïque des échanges, le don a une structure identique à celle de la parole » écrit Luc Richir dans son Liminaire. Les objets d’art sont alors abordés, poursuit Luc Richir, comme symboles, comme signes et non comme objets mercantiles, comme valeurs “d’usage ou d’échange” ; symboles, signes « qui passent de l’un à l’autre “individus, clans, communautés” et reviennent marqués de leur altération, chargés du sens de leur circulation, valorisés par l’ampleur du circuit parcouru […] il s’agit de symboles destinés à créer des liens, à former des réseaux d’alliances. Que s’est-il passé en Occident pour que le nœud contracté par l’aller-retour des symboles, ce nœud constitutif du Sujet, soit réduit à la platitude de l’échange binaire ? » Quel regard serons-nous amenés à poser sur l’art actuel après avoir analysé ici le statut des paléomonnaies, les tracés des Kolams en Inde, les figures de mains des grottes préhistoriques ou encore le culte des têtes dans les cryptes à Naples ?
La seconde partie, selon un autre axe, rassemble quatre textes qui abordent le symbolique d’une autre manière et pointent « l’erreur, écrit Luc Richir, de situer l’art du côté de l’imaginaire sous prétexte qu’en Occident, les artistes se sont mis à produire de plus en plus d’images, quitte à remettre en cause, superficiellement, c’est-à-dire formellement, la notion de représentation ». Les auteurs de cette seconde partie, Jean Petitot, René Lew… tentent d’interroger le statut du registre symbolique dans les arts plastiques.
Au croisement de ces deux axes ou de ces deux parties, le lien est établi par Claude Imbert avec sa “monnaie du regard” consacrée au Peintre de la vie moderne de Baudelaire et par Elisabeth Rigal dans une approche vigilante de l’œuvre de Kandinsky.
On trouvera en fin de volume un important hors dossier consacré au cinéma de Benjamin Fondane (plus connu comme poète, critique, philosophe, décédé à Auschwitz en 1944) par Olivier Salazar-Ferrer, spécialiste de l’auteur, lui ayant consacré de nombreuses études et deux ouvrages (chez Oxus, 2004 et aux éditions de Corlevour, 2008) ; hors dossier comprenant un inédit en français de Fondane intitulé “Le poème cinématographique” de 1929.

Sommaire

Luc Richir : Liminaire
Jean-François Bert : Marcel Mauss, un observateur de la vie économique réelle
Marcel Mauss : La hausse des prix est un bien
Patrizia Ciambelli & Claudine Vassas : “La Boîte en os” ou de l’art d’adopter des têtes
Eliane Escoubas : Le schématique et le symbolique à l’horizon de l’esthétique. Kant et Schelling
Marc Groenen : Images de mains de la préhistoire
Claude Imbert : La monnaie du regard
Chakè Matossian : Sauver la face du Peuple : le don de Michelet
Marie Preston : Le geste du kolam
Luc Richir : La lettre du don
Jean-Michel Servet : Monnaie et esprit du don
Ets. Decoux : Pour Madame Colon
_____________________
René Lew : Les Ménines : peindre le "pur" symbolique ?
Lucien Massaert : L’ombilic Rubens
Jean Petitot : Morphologie et Esthétique structurale : de Goethe à Lévi-Strauss
Elisabeth Rigal : De la peinture comme “contre-perception”. Sur le “tournant théologique” de l’esthétique phénoménologique
_____________________
Dossier Benjamin Fondane
Olivier Salazar-Ferrer, Ramona Fotiade, Nadja Cohen : Benjamin Fondane. Esthétique et cinéma
Benjamin Fondane : Le poème cinématographique (1929)

Editions La Part de l'Œil, Bruxelles, 2011
312 pages,
format 21 x 29,7 cm,
113 ill. en n./b. et 16 ill. en couleur,
ISBN : 978-2-930174-42-6,
Paru en septembre 2011.

René Lew, 5 conférences

René Lew
Psychanalyste, Paris

5 conférences
2011 - 2012

L’échappement en peinture

les lundis de 18 h 30 à 20 h 30
17 octobre 2011
14 novembre 2011
12 décembre 2011
16 janvier 2012
13 février 2012

Voici ce qu’on peut avancer au départ.
On ne peut tout peindre. Cela ne signifie pas qu’on peigne le pas-tout, même si on cherche à le faire en lui superposant une femme (nue en général). Plutôt est-ce dans la façon de peindre que pas-tout s’appréhende. Et c’est ce qui nous occupera.
D’autre part, c’est l’ab-sens qu’on peint dans cette « façon », au travers du lien du sens à la signification, lien qu’on traverse selon une version vers le Père pour y trouver la raison de l’incorporation du dire, un dire qui fait pulsion et qui pousse à la représentation en s’y incluant. Échappement encore, le hors point de vue qui est une vision (d’ensemble) scopique de l’œuvre et la supposition de tout ce que le tableau mobilise dans et au travers de sa représentation.
Ensuite on ira plus avant à considérer l’évolution de la manière de Titien, et la robustesse du Tintoret, comme une disjonction entre la fonction et l’objet qui la représente parce qu’elle vise à le prendre en charge. Tout cela se lit aussi dans Maldiney, et dans Lawrence Gowing à propos de Turner. La question est donc celle du voile, celle de l’écran, celle de l’effacement, de la griffure... Hartung peut-être. Giorgione sûrement.
L’échappement, c’est l’art, et l’art, du coup, c’est l’échappement. Mais, comme je l’ai déjà avancé dans mes articles de La Part de L’Œil, c’est la structure qui échappe.

Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles
Rue du Midi, 144, 1000 Bruxelles
Auditoire Geerinck
Entrée libre

dimanche 25 septembre 2011

Maïakovski




Bengt Jangfeldt, La Vie en jeu. Une biographie de Vladimir Maïakovski, éd. Albin Michel, 2010.
« […] Mi-février, Jakobson retourne à Petrograd. C'est maslenitsa, le jour des crêpes, l'équivalent orthodoxe de Mardi gras. Lili sert des blinis et du beurre. Parmi les invités, les théoriciens de la littérature Boris Eichenbaum, Evgeni Polivanov, Lev Iakoubinski et Viktor Chklovski. Entre deux toasts est fondé l'OPOIAZ, Société pour l'étude du langage poétique. Ce jour des crêpes devait avoir des conséquences inattendues pour le développement de la théorie littéraire en Russie.
L'élément moteur du groupe était Viktor Chklovski, qui rendait souvent visite aux Brik. Il avait l'âge de Maïakovski. Étudiant à l'université de Saint-Pétersbourg, tout le monde le considérait comme un enfant prodige. Dès 1914, Chklovski s'était rendu célèbre en publiant Résurrection du mot, brochure dans laquelle il attaque les théories littéraires caduques qui prétendent que la littérature reflète la vie (réalisme), ou encore une réalité supérieure (symbolisme). Il affirme quant à lui que l'objet de la théorie littéraire doit être « la littérature en soi », ce qui dans la littérature fait la littérature : les rimes et le jeu des sons en poésie, la composition en prose, etc. Il devait plus tard donner son credo dans une formulation assez radicale : « L'art est toujours libre face à la vie, et sa couleur ne reflète jamais celle du drapeau qui flotte au sommet de la citadelle. »
Dans ses théories, Chklovski était influencé par les concepts futuristes de « mot autosuffisant », de « mot en soi ». Les formes anciennes sont usées, « automatisées », ne fonctionnent plus, ne sont plus perçues. Il faut des formes nouvelles, des mots « arbitraires, dérivés ». Les futuristes créent des mots nouveaux à partir de racines anciennes (comme Khlebnikov), « les portent à incandescence par la rime » (Maïakovski) ou en changent l'accentuation par le jeu de la métrique (Kroutchonych). « De nouveaux mots vivants naissent, écrit Chklovski dans Résurrection du mot, et des mots sans âge, comme des diamants, retrouvent leur lustre passé. Ce nouveau langage est incompréhensible, difficile, on ne peut pas le lire comme les cours de la Bourse. Il ne ressemble même pas à du russe, mais nous sommes bien trop habitués à inconditionnellement exiger du langage poétique qu'il soit compréhensible. » À présent qu'émergent de nouvelles orientations esthétiques, ce n'est pas aux théoriciens mais aux artistes de montrer la voie. (pp. 96-98)
[…] Pendant leur séjour à Berlin, Maïakovski et Ossip participent à plusieurs soirées littéraires avec lectures et discussion, entre autres au café Léon et Ossip prononce deux conférences sur le Bauhaus. Maïakovski est également très pris par ses projets éditoriaux. Il signe avec L'éditeur soviétophile Nakanune un contrat pour la publication d'une anthologie et fait imprimer avec des fonds privés Dlia golosa (Pour la voix), une des tentatives graphiques les plus réussies du constructivisme russe : le livre rassemble un choix de poèmes adaptés à la lecture à haute voix, que l’artiste Lissitzky a phrasés typographiquement, de façon à faire comprendre le rythme et l'intonation au lecteur. (p. 215) »

Dans le livre Pour la voix, El Lissitzky voulait restituer les poèmes de Maïakovski avec des moyens typographiques. Le livre a la forme d'un annuaire téléphonique, mais dans les index, les lettres sont remplacées par des symboles graphiques et les titres des poèmes.

jeudi 22 septembre 2011

Degas and the Ballet: Picturing Movement

Degas and the Ballet: Picturing Movement
Royal Academy of Arts
London
17 September—11 December 2011

Edgar Degas, 'Dancer (Préparation en dedans)', c. 1880-85. Charcoal with stumping on buff paper, 336 x 227 mm. Trinity House. Image Trinity House, London and New York.



Degas and the Ballet: Picturing Movement will comprise around 85 paintings, sculptures, pastels, drawings, prints and photographs by Degas, as well as photographs by his contemporaries and examples of early film. It will bring together selected material from public institutions and private collections in Europe and North America including both celebrated and little-known works by Degas.
Highlights of the exhibition will include such masterpieces as the celebrated sculpture Little Dancer Aged Fourteen (1880-81, cast. c.1922, Tate, London), which will be displayed with a group of outstanding preparatory drawings that together show the artist tracking around his subject like a cinematic eye; Dancer Posing for a Photograph (1875, Pushkin State Museum of Art, Moscow); Dancer on Pointe (c. 1877-78, Private collection); The Dance Lesson (c. 1879, The National Gallery of Art, Washington, DC); Dancers in a Rehearsal Room with a Double Bass (c. 1882-85, Metropolitan Museum of Art, New York); and Three Dancers (c. 1903, Beyeler Foundation, Basel).
The exhibition will explore the fascinating links between Degas’s highly original way of viewing and recording the dance and the inventive experiments being made at the same time in photography by Jules-Etienne Marey and Eadweard Muybridge and in film-making by such pioneers as the Lumière brothers. By presenting the artist in this context, the exhibition will demonstrate that Degas was far more than merely the creator of beautiful images of the ballet, but instead a modern, radical artist who thought profoundly about visual problems and was fully attuned to the technological developments of his time.”
http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/degas/

Edweard Muybridge, 'Woman dancing (Fancy)', plate 187 of Animal Locomotion, 1884-86. Collotype on white wove paper, 18.4 x 41.7 cm. Royal Academy of Arts, London. Image © Royal Academy of Arts London / Prudence Cuming.

Edgar Degas, 'Dancer Adjusting her Shoulder Strap', c. 1895-6. Modern print from gelatin dry plate negative. 180 x 130 mm. Bibliothèque nationale de France, Paris. Image © Bibliothèque Nationale de France.

mercredi 21 septembre 2011

Submit a paper for Drawing Out: 2012

DRAWING OUT: 2012 is a transdisciplinary conference and collaboration between RMIT Melbourne & The University of the Arts London.
Working with the assumption that drawing is not simply a way of thinking and communicating but an integral part of our everyday and professional lives DRAWING OUT: 2012 will address, how drawing functions as a part of literacy through three themes; Drawing and Notation - Drawing as Writing – Drawing: recording and discovery.
Submissions are be sought from academics, industry professionals, practitioners and others engaged in the fields of: Aboriginal and Torres Strait Islander Cultural Practices; Art and Design , Digital Schemas; Fashion Templates; Architectural and Engineering Designs; Creative Writing; Mathematical, Musical and Dance notation, Media and Communications Concepts; Cartography and Scientific Schematics; Architectural and Mathematical Modeling; Business and Financial Mapping; Legal, Educational and Political Visualisations.

Proposals for papers, workshops, panels and other innovative modes of presentation will be sought in three broad streams, that address the following themes:
1. Drawing and Notation. Drawing as a sometimes intuitive other times driven by convention means of mapping appearance and movement. With special reference to innovative methods of notation.
2. Drawing as Writing. Drawing after, before and as a part of writing. An exploration of literacy and communication.
3. Drawing: recording and discovery. Drawing as a speculative activity and means of holding and transferring information.
All proposals should be 30 minutes in duration – please refer to your chosen theme in your abstractPlease use the following link to register and submit an abstract for Drawing Out: 2012
http://www.ocpms.com.au/conference-papers/SelfRegistration.php?page=modify&confID=24

Schedule for submissions:
Authors submit their abstracts by 28th October 2011
The abstracts are plain text, and are entered directly into the webpage.
Abstracts are reviewed and accepted/rejected by 18th November 2011
Authors are notified of acceptance/rejection by 30th November 2011
Authors log into the system and upload their papers by January 6th 2012
Feedback on papers recived by 3rd February 2012
Authors log into the system and download/print the reviews, then upload the final/edited version of the papers by 17th February 2012
Power points to
e.webb-ingall (@)chelsea.arts.ac.uk
by 24th Febraury 2012

Proposed schedule for the 3 day conference:
Wednesday 28th March 2012
Daytime
: National Gallery, London – Theme: What makes a good drawing?
Evening: Opening of Exhibtion at Central Saint Martins Gallery, Kings Cross, London

Thursday 29th March 2012
Daytime: Chelsea College of Art and Design, 45 Millbank, London

Friday 30th March 2012
Daytime
: Wimbledon College of Art, Merton Hall Road, London
Evening: Closing conference event at Wimbledon Gallery

Tableau: Painting Photo Object

Tableau: Painting Photo Object
Tate Modern Starr Auditorium

Friday 28 October 2011, 10.30–17.30

Saturday 29 October 2011, 10.30–17.30


Why do so many contemporary artists, working across all media (paintings, photographs, objects, installations, live art), build on pictorial traditions of image construction to set the scene for new narratives? Variously described as tableau, dispositif and apparatus, these related conditions have been analysed by some of the most incisive thinkers on contemporary art and form the subject of this symposium.
The word tableau does not seamlessly translate into painting as witnessed in its central use in Michael Fried’s Why Photography Matters as Art as Never Before 2008. It has come to stand for a series of discourses that address questions of artistic practice, the status of the art object and questions of spectatorship.
The centrality of tableau to recent discussions about photographic artistic practice is preceded by its presence in France in discussion around an expanded field in painting. Jean-François Chevrier has alluded to the return of tableau as a term and its possible implications in The Adventures of the Picture Form in the History of Photography. Here the idea of tableau as ‘image-object’ provides a means to explore a structural relationship between painting and photography as associated pictorial forms. In relation to this, the concepts of apparatus and dispositif (associated with Althusser, Foucault and Agamben) bear many structural similarities to these emerging formulations of the tableau where questions of ideology and signification are at work. The increasing use of all three terms in critical visual art practices is the basis for the papers in this conference.
Keynote presentations by Philip Armstrong, Fulvia Carnevale, Jean-François Chevrier, Michael Fried, Michael Newman and research papers by Moyra Derby, Adi Efal, Françis Gaube, Atsuhide Ito, Cédric Loire and Andrea Medjesi Jones.
In collaboration with Central Saint Martins, University of the Arts LondonWith additional support from the Institut Français, London
£30 (£20 concessions), booking required
For tickets: book online
http://www.tate.org.uk/modern/eventseducation/symposia/24490.htm

mardi 6 septembre 2011

Anschlüssel London/Berlin



Hanns Schimansky

Anschlüssel London/Berlin - A survey selected by Andrew Hewish,

Centre for Recent Drawing C4RD
http://likeyou.com/en/node/27869
http://www.c4rd.org.uk/C4RD/Centre_for_Recent_Drawing.html

Berlin - 9 September 2011 - 29 October 2011
fruehsorge contemporary drawings
Jan-Philipp Frühsorge
Heidestrasse 46-52
10557 Berlin
www.fruehsorge.com
http://www.fruehsorge.com/index.php?erste_ebene=3&zweite_ebene=1
Phone: +49 30 280 95282

From Berlin
EVA & ADELE, Frank Badur, Irina Baschlakow, Helen Cho, Nadine Fecht, Marc Gröszer, Bertram Hasenauer, Björn Hegardt, Olav Christopher Jenssen, Paco Knöller, Ulrich Kochinke, Takehito Koganezawa + Yusuke Oya, Astrid Köppe, Valentin Emil Lubberger, Kazuki Nakahara, Mark Lammert, Corinne Laroche, Fiene Scharp, Hanns Schimansky, Andreas Schmid, Dennis Scholl, Chiyoko Szlavnics, Heidi Sill, Viktor Timofeev, Jorinde Voigt
From London
Maxime Angel, Daphne Warburg Astor, Frank Auerbach, Peter Blake, Scott Blaser, Kirsty Buchanan, George Charman, David Connearn, Maryclare Foá, Nick Fox, Joe Graham, Takayuki Hara, Claude Heath, Andrew Hewish, David Hockney, Károly Keserü, Paul Kindersley, David Murphy, Thomas Qualmann, Frances Richardson, Giulia Ricci, Danny Rolph, Gordon Shrigley, Bob and Roberta Smith, Kate Terry, Annabel Tilley, Virginia Verran


“This survey by C4RD's Andrew Hewish seeks to present the vibrancy and depth of drawing production in London and Berlin. From recent graduates to the well established, these artists operate from within an understanding of the complexities of drawing values, of Anschlüssel: speculative, connective, playful - unlocking links wherever a line might lead. In bridging the space between these two metropolises, we find similar polyglot populations, artists from all over the world working in these cities, and with a similar breadth of expressive possibilities that reflect the exchange of ideas and forms in a globalised field.
Like any art of today, drawing can be considered completed by the viewer; but in completing the circuit of a drawing, a special kind of complexity filter is introduced. In an age of art where much is focused on a final outcome, be it product or conclusive meaning or image for the viewer, drawing offers a refreshing alternative. Drawing drags with it complex and disparate historical meanings particular to itself, all of which can brought to bear in the recognition of a work's status as a drawing. This particular set of meanings and questions are ones that drawing artists engage with in their daily practice.
Drawing has associations with being fragile, or temporary, containing gestures that are as much fleeting ideas as they might be marks on the page. It recalls time. It can rely on networks, of points in space or page, that are necessarily connected in the completion of the work; points that make stories, pathways, or forms […] can be subsumed by systems or processes, or engage a subtle negotiation between consciousness, technic and ground. We can connect, along the lines, the mindfulness, or otherwise, of the artist. It often engages directly the body of the artist, tracing their movement, allowing the viewer direct access to the record of its own making. It can love its own materiality. It can spectacularly stimulate our vision. It can graph data; write language. It can promote stages of development, or lyrical leaps of imagination. It can articulate imaginative space, or record observed space. It can draw on its own visual language, blending different traditions to forge new meanings. It is the exercise of imagination on line.”


lundi 5 septembre 2011

Conférence de Bernard Marcadé

Bernard Marcadé
Conférence inaugurale de l’année académique
YAN PEI-MING, PEINTURE ET EXÉCUTION
le jeudi 15/09/2011 à 18h00
Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles
144, rue du Midi
1000 Bruxelles

Inauguration du fonds Philippe Lacoue-Labarthe

Inauguration du fonds Philippe Lacoue-Labarthe
jeudi 6 octobre 2011,
IMEC, abbaye d’Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
Argumentaire de Philippe Lacoue-Labarthe pour Agonie terminée, agonie interminable
© Fonds Philippe Lacoue-Labarthe / IMEC

Le fonds Philippe Lacoue-Labarthe
Dans une disparité de registres (philosophie, littérature, traduction, théâtre) – reflet d’une œuvre multiple mais toujours rassemblée dans un même effort et une même passion – le fonds Philippe Lacoue-Labarthe présente la particularité d’être extrêmement dense et majoritairement constitué de textes rédigés. Derrière les lignes de force des livres publiés, les archives ouvrent un accès à une œuvre parallèle élaborée pour l’enseignement – de sorte que l’ensemble inédit le plus conséquent qu’elles recèlent est celui des textes ayant servi de support à ses cours et séminaires.
Depuis cette première scansion de la pensée, on suit le mouvement qui faisait se resserrer et se poursuivre certains séminaires en livres, articles ou conférences.
Le travail d’inventaire effectué pour constituer le fonds a d’ores et déjà permis de faire aboutir deux projets de livres restés inachevés à sa mort : La vraie semblance (Galilée, 2008), sur Heidegger et la Madone Sixtine de Raphaël, et les Écrits sur l’art (Les presses du réel, 2009). Dans la continuité, une nouvelle publication posthume sera présentée en avant-première à l’occasion de cette journée : Agonie terminée, agonie interminable – sur Maurice Blanchot (Galilée, octobre 2011).
Programme
Journée (13h-19h)
Ouverture par Olivier CORPET, directeur de l’IMEC
Aristide BIANCHI et Leonid KHARLAMOV : “Le fonds d’archives Philippe Lacoue-Labarthe”
Mireille CALLE-GRUBER et les étudiants de l’Université Paris III - Sorbonne Nouvelle : “Séminaire sur L’“Allégorie” de Philippe Lacoue-Labarthe”
Federico NICOLAO : “L'amitié, une pensée qui s’excède (Ph. Lacoue-Labarthe – Roger Laporte)”
Aristide BIANCHI et Leonid KHARLAMOV : “Présentation en avant-première du livre posthume Agonie terminée, agonie interminable – sur Maurice Blanchot (Galilée)”
Jean-Christophe BAILLY : “Présentation en avant-première de La véridiction – sur Philippe Lacoue-Labarthe (Bourgois)”
Rencontre (20h-22h)
Philippe Lacoue-Labarthe : musiques et lectures par Jean-Christophe Bailly et Rodolphe Burger

IMEC - Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
tél. : 02 31 29 37 37
email : reservations@imec-archives.com
Pour le public souhaitant assister à la journée, possibilité de déjeuner et dîner sur place dans la limite des places disponibles, sur réservation obligatoire auprès d'Estelle Kersalé au 02 31 29 52 37 ou Estelle.kersale@imec-archives.com avant le
jeudi 29 septembre.



vendredi 2 septembre 2011

Amélie de Beauffort expose

Amélie de Beauffort expose
avec Frédéric Khodja et Antoine Tarot
(commissariat Sylvie Pic)
du 10 septembre au 7 octobre 2011
“Les perles”
19 rue Pierre Curie (route de Brignoles, au tunnel)
83670 Barjols

http://www.artmandat.com/
http://www.debeauffort.net/