mardi 8 novembre 2011

L’image pense

L’image pense
Image et langage chez Aby Warburg, Ernst Cassirer et Erwin Panofsky
Deuxième journée de recherche consacrée à Aby Warburg, Ernst Cassirer et Erwin Panofsky :
Vendredi 16 décembre 2011
Université de Liège,
Place du XX Août,
Salle de l’Horloge
Coopération du Centre allemand d'histoire de l'art (Paris), du groupe de contact FRS-FNRS « Esthétique et philosophie de l’art » et du groupe de contact FRS-FNRS « Historiographie et épistémologie de l’histoire de l’art » (Belgique).

Matinée :
10.00-10.30: Audrey Rieber : Introduction
10.30-11.30 : Claude Imbert : Image, rituel, sacrifice
11.15-12.30 : Fabien Capeillères : Triptyque exégétique: Warburg, Cassirer, Panofsky

Après-midi :
14.00-15.00 : Muriel van Vliet : La correspondance de Warburg, Cassirer et Panofsky et le problème de la survivance des formes visuelles
15.00-16.00 : François-René Martin : L'écriture de la persécution chez Aby Warburg et Erwin Panofsky
16.30-17.00 : Isabella Woldt : Zur Nonverbalität in Aby Warburgs Bilderreihen und André Malraux‘ Musée imaginaire
17.00-17.30 : Discussion (modérée par D. Cohn)

ARGUMENT
« L’amateur ou le chercheur curieux de la puissance significative de l’image se voit aujourd’hui confronté à une profusion de discours sur l’image et sur l’art puisqu’à ces disciplines traditionnelles que sont la philosophie de l’art, l’esthétique et l’histoire de l’art se sont ajoutées les visual studies, la Bildkritik, la Bildwissenschaft ou encore l’anthropologie du visuel. Interroger les fondements philosophiques des discours consacrés à l’image (d’art) et tout particulièrement la possibilité d’une pensée de l’image, au double sens du génitif subjectif et objectif, nous semble donc de la première importance. Selon quelles modalités en effet faut-il aborder l’image (notamment d’art) et son mode spécifique de signification ? Comment dégager ses éléments les plus signifiants et est-il possible de les « traduire » en un discours ? Nous souhaitons examiner ces questions d’une portée philosophique générale sous le filtre des théories et des pratiques d’Aby Warburg, d’Ernst Cassirer et d’Erwin Panofsky qui se sont attachés à la question de la signification de l’image en l’ancrant dans son contexte culturel, historique et anthropologique. Le fait qu’ils contribuent tous trois à théoriser l’histoire de l’art sous la forme qu’elle prend à la fin du 19e et au début du 20e nous invitera à nous demander si l’histoire de l’art constitue un lieu privilégié pour penser l’articulation de l’image et du langage, de l’image et de l’histoire.
Parce qu’il est devenu de coutume d’opposer Warburg à Panofsky, et d’ancrer la pratique iconologique de ce dernier dans le sillage néo-kantien de Cassirer, nous avons pris le parti d’étudier plutôt la constellation qu’ils forment et qui les rassemble autour du problème de la signification de l’image et de la spécificité de la pensée qui y est à l’œuvre. Iconologie critique, méthode iconologique, philosophie des formes symboliques constituent en effet des variations sur la façon d’envisager la pensée, le langage et l’image ainsi que leurs rapports. […] Parler de « sens de l’image », avancer même que l’image « pense », implique non seulement que l’on reconnaît l’existence d’une logique propre à l’image dont l’organisation interne est productrice de signification, mais que l’on voie en elle le travail d’un certain logos. C’est ce positionnement autrement plus polémique que nous avons à cœur d’explorer. […] »

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