lundi 17 mai 2010

Bram et Geer van Velde


Bram et Geer van Velde
Exposition du 17 avril au 19 juillet 2010
« Le musée des Beaux-Arts de Lyon propose un regard croisé sur deux artistes majeurs du XXe siècle, les frères Bram van Velde (1895-1981) et Geer van Velde (1898-1977). L’exposition analyse et confronte la peinture des deux frères d’origine hollandaise.
La relation fraternelle fut étroite et même fondatrice. Elle fait penser à bien des égards à certains couples, paires ou fratries de l’histoire de l’art : Giorgio de Chirico et Alberto Savinio ; la famille Duchamp ; Alberto, Diego et Bruno Giacometti ; Pierre Klossowski et Balthus ; Sophie Taeuber et Hans Arp ; Robert et Sonia Delaunay.
L’exposition propose d’explorer ce rapport, d’éclairer ce que chacun pourrait devoir à l’autre dans son cheminement. »

« L'exposition du musée des Beaux-Arts de Lyon dessine un double portrait des frères Bram van Velde (1895-1981) et Geer van Velde (1898-1977). Elle propose un regard croisé sur deux artistes du XXe siècle dont l’œuvre s’est développée en marge des préoccupations esthétiques de leur époque en France.
Car Bram notamment partageait beaucoup avec ses contemporains américains. Sa peinture de l'intériorité était en résonance avec l'expressionnisme abstrait d'un de Kooning par exemple. Mais c'est Samuel Becket (1906-1989) qui admirant son œuvre lui accorde un soutien indéfectible. Ami à la fois de Bram et de Geer van Velde, l’écrivain identifie les affinités et les divergences des deux œuvres. Il leur consacre plusieurs textes importants, notamment, dès 1938, à l’occasion de l’exposition de Geer à la Galerie Guggenheim Jeune à Londres, en 1945 dans les Cahiers d’Art dirigés par Christian Zervos (“La peinture des Van Velde ou le Monde et le Pantalon”) et en 1948 dans la revue Derrière le Miroir (“Peintres de l’empêchement”) d’Aimé Maeght.
Les deux frères sont influencés par le cubisme. Geer ne s’en écarte jamais totalement. Il demeure proche d'une composition idéaliste à la manière de Jacques Villon. Bram est plus radical. Il adopte bientôt le seul triangle dont il adoucit les angles et cesse dès 1941 de renvoyer au réel. Il s’engage alors dans une voie où la peinture s'affranchit de toutes références, perd ses codes habituels et acquiert une autonomie. Ils peignent ce qui se dérobe à la représentation. Ils peignent ce qui ne peut être peint.
Les deux artistes déjà largement présents au sein des collections du musée des Beaux-Arts de Lyon grâce à des achats, à un dépôt provenant d’une collection particulière suisse et au don de vingt-trois dessins de Geer effectué par Elisabeth van Velde et Piet Moget sont exposés ensemble du 16 avril au 29 juillet. »
C.P.

Musée des Beaux-Arts de Lyon, 20 place des Terreaux, 69001 Lyon
Entrée des expositions : 16 rue Edouard Herriot
http://www.artpointfrance.info/article-bram-et-geer-van-velde-45102818.html

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