mercredi 2 septembre 2020

12th SAR International Conference on Artistic Research

 Society for Artistic Research

12th SAR International Conference - deadline for submissions 30th of September!

Society for Artistic Research
12th SAR International Conference on Artistic Research

Hosted by mdw – University of Music and Performing Arts Vienna in cooperation with the Academy of Fine Arts Vienna and the University of Applied Arts Vienna.

Conference will be hosted as a live online event: from 7th to 9th April 2021.
Deadline for 
submissions via the Research Catalogue (RC): 30th Sept 2020.
Deadline for registering as full users at the RC: Ten days earlier – 20th Sept 2020.


The 12th SAR International Conference on Artistic Research will invite submissions that relate to three attractors care, dare, and share. It will be the first SAR conference organized as a live online event. We are calling for artistic researchers to present their work, processes, methods, discoveries, knowledge interventions, new insights, understandings, and to engage in exchange – in actions and words, complex and simple, by conventional and unconventional, robust, and fragile means.

We encourage original contributions that take on the challenge of bringing liveness to this mediated online event. Each contribution shall receive ample discussion time (in real time via video conference).

We will support the following presentation formats:
Presentation using preproduced material, which will be “presented” and integrated in an interactive online conference;
Streamed live-performances/demonstrations.

The conference website (including the detailed call and the link to the submission form at the RC) is available here: 
https://www.sar2021vienna.ac.at/
contact: 
sar2021@mdw.ac.at

vendredi 10 juillet 2020

« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 3.


« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 3.
Jean-François Bayart Politologue
Le Monde 09/07/2020
Enjeux financiers et politiques

[…] Face aux calculs cyniques des preneurs d’otages et des assassins, l’Europe semble tétanisée. Ses universitaires sont persécutés par dizaines sans qu’elle définisse et mutualise une stratégie pour parer la menace. En outre, restriction des crédits oblige, elle a vendu des pans entiers de son université à des pays étrangers en capacité financière de les acheter pour faire valoir leurs intérêts politiques, à l’instar de la Chine ou des pétromonarchies. Forts de leurs avoirs et du marché scientifique qu’ils représentent, ces Etats n’hésitent plus à essayer de censurer recherches et publications en Occident.
Aujourd’hui, ce sont même certains membres de l’Union européenne, comme la Pologne ou la Hongrie, qui mettent sous pression l’Université, y compris à l’extérieur de leurs frontières, quand celle-ci n’a pas l’heur de plaire à leur conception de l’histoire nationale. En France, les chercheurs sont de plus en plus inquiétés par la police ou la cellule Demeter de la gendarmerie nationale [créée en 2019 par une convention entre le ministère de l’Intérieur, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs pour prévenir les agressions et intrusions sur les exploitations agricoles] quand ils travaillent sur les mouvements sociaux ou les questions environnementales, et les nouvelles règles de « déclassification » restreignent leur consultation des archives contemporaines postérieures à 1940.
Ouvrons les yeux : ce sont bien les sciences sociales qui sont en danger comme jamais elles ne l’ont été depuis la fin de la seconde guerre mondiale ou la chute de l’empire soviétique.
Jean-François Bayart est professeur d’anthropologie et de sociologie à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève). Il est coordinateur du comité de soutien à Fariba Adelkhah.

« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 2.


« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 2.
Jean-François Bayart Politologue
Le Monde 09/07/2020
Enquête de terrain menacée et dématérialisation de la recherche

Il ne s’agit pas non plus d’occulter la répression interne dont font l’objet les chercheurs et universitaires des régimes autoritaires. Néanmoins les atteintes à la liberté scientifique internationale constituent une question spécifique et neuve dont, curieusement, les Etats démocratiques ne se soucient guère, peut-être parce que leur conscience n’est pas tranquille en la matière.
D’une part se pose le problème de la possibilité concrète de faire de la recherche de terrain dans des pays qui incarcèrent à tour de bras des universitaires étrangers. La pandémie de Covid-19 a aggravé les choses en fermant les frontières et en interrompant la réalisation de nombreuses thèses de doctorat. Qui, dans ces conditions, voudra encore entreprendre une recherche sur l’international ?
Ce sont des pans entiers de notre connaissance du monde contemporain qui vont s’étioler, puis s’évanouir faute de pouvoir se reproduire. Car on ne peut pas faire des enquêtes ou du travail d’archives primaires par visioconférence. Ou, pis, on risque de s’imaginer pouvoir le faire, en devenant captifs de la vision déformée et partiale des sociétés étrangères que nous donneront nos écrans d’ordinateur.
La tentation sera grande pour les gestionnaires néolibéraux de l’Université de se saisir de cette aubaine de la dématérialisation de la recherche et de l’enseignement. Or, il ne peut y avoir de réflexion sur notre époque et nos passés, sur notre politique étrangère ou économique, sur l’exercice de notre citoyenneté, si nous sommes privés d’informations et d’analyses indépendantes quant à la majeure partie du globe. Comme l’a écrit Fariba Adelkhah du fond de sa prison, il faut « sauve[r] les chercheurs, sauve[r] la recherche pour sauver l’Histoire ».
Jean-François Bayart est professeur d’anthropologie et de sociologie à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève). Il est coordinateur du comité de soutien à Fariba Adelkhah.

« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 1.


« Les sciences sociales sont en danger à l’échelle internationale » 1.
Jean-François Bayart Politologue
Le Monde 09/07/2020
Atteintes à la liberté scientifique en Iran, Turquie, Israël, Russie, Chine, Egypte, Europe, aux Emirats arabes unis, aux Etats-Unis

La confirmation en appel, le 30 juin, par un tribunal de Téhéran, de la condamnation à cinq ans de prison de l’anthropologue Fariba Adelkhah confirme que le métier de chercheur en sciences sociales est devenu à haut risque. Une dizaine d’universitaires occidentaux ont été ainsi pris en otages par la République islamique.
Cette dernière n’est pas la seule à se livrer à ce genre de pratiques. La Turquie, les Emirats arabes unis, Israël, la Russie, la Chine portent de plus en plus ouvertement atteinte à la liberté scientifique internationale. L’Egypte est allée jusqu’à tuer dans des conditions atroces un doctorant italien de l’université de Cambridge, Giulio Regeni, en 2016. Les Etats-Unis arrêtent eux aussi des chercheurs étrangers sur la base d’accusations souvent arbitraires, dans le cadre de leur politique de sanctions urbi et orbi ou au nom du Patriot Act.
S’y ajoutent les nombreux refus de visa, auxquels s’adonnent également les Etats européens au nom de la lutte contre l’immigration, rendant infernale la vie professionnelle de nos collègues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine ou du Moyen-Orient. On ne parle pas suffisamment de cet aspect de l’inégalité du système international au détriment des pays du Sud, qui accroît leur dépendance sur le long terme. Sans accès équitable à la science, pas de réel développement envisageable.
Jean-François Bayart est professeur d’anthropologie et de sociologie à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève). Il est coordinateur du comité de soutien à Fariba Adelkhah.

samedi 6 juin 2020

Pour survivre au chaos


Pour survivre au chaos
Un taux aussi élevé de suicides était anormal. La société tahitienne (années 1960) ne pouvait quand même pas être atteinte collectivement de dépression mélancolique. Intrigué, l’anthropologue et psychothérapeute Robert Levy lance une longue enquête (Tahitians : Mind and Experience in the Society Islands, 1973) et arrive à des conclusions déconcertantes. Il identifie en effet une curieuse «maladie» : l’hypocognition - à savoir «la condition de celui qui est condamné à "connaître moins"», dont la cause tiendrait à une particularité de la langue tahitienne. Riche et précise, munie d’un «lexique médical» très détaillé pour désigner la «douleur du corps», celle-ci présente en effet une véritable carence de mots aptes à traduire la «douleur de l’âme», de «la tristesse passagère la plus banale jusqu’à la mélancolie, l’angoisse, la culpabilité, la rage». Par conséquent, 
«éprouvant une douleur insupportable […] mais ne sachant pas l’exprimer par des mots - une chose étrangère, jamais vue, dont personne n’a fait l’expérience, car elle n’a jamais été nommée -, les habitants de Tahiti, privés des moyens linguistiques pour dire combien ils souffraient et pour élaborer leurs propres états d’âme, choisissaient de s’ôter la vie».
Cette référence figure dans l’«Incipit» du nouveau livre de l’helléniste Andrea Marcolongo, dont l’une des principales idées est justement que, «dépourvu de mots», l’être humain est «moins pleinement conscient» et, de ce fait, moins capable de s’orienter dans les arcanes de sa vie psychique. De même que pour résoudre un problème, il faut aller «au fond des choses», de même est-ce «au fond des mots» qu’il faut plonger si l’on veut trouver les parcelles de sens dont l’absence rend lacunaires ou insatisfaisants les rapports au monde, à autrui et à soi-même. C’est pourquoi, forte du succès planétaire de la Langue géniale (traduit dans 28 pays), où étaient soulignées les merveilleuses ressources du grec ancien (et du latin), Marcolongo invite cette fois à un voyage dans les archipels enfouis des étymologies - non pour exhiber de façon pédante les «vicissitudes stériles de préfixes morphosyntaxiques» mais, plus agréablement, pour montrer que «l’histoire d’un mot n’est autre que l’histoire des hommes qui ont eu besoin de ce mot pour nommer le réel - ou qui n’en ont plus besoin ».
[…]
Andrea Marcolongo Etymologies. Pour survivre au chaos, traduit de l’italien par Béatrice Robert-Boissier, Les Belles lettres, 336 pp., 17,50 €. En librairie le 12 juin.


samedi 8 février 2020

La réalité historique détournée par le nationalisme

Jan Van Eyck au service de l’idéologie nationaliste
Le Monde. Publié le 05 février 2020 à 08h51 - Mis à jour le 06 février 2020 à 10h32
« Rares furent les primitifs flamands originaires de Flandre et Jan Van Eyck lui-même, ainsi que son frère Hubert, naquirent d’ailleurs à Eyck-sur-Meuse, près de Maastricht, et furent des sujets, et des employés, du prince-évêque de Liège. Plus tard, Jan Van Eyck, valet de chambre de Philippe le Bon, le souverain des Pays-Bas bourguignons jusqu’en 1467, contribua au faste d’une cour française qui sut attirer les meilleurs artistes.
Qu’importent ces « détails » de l’histoire : lors de la présentation officielle de « OMG ! Van Eyck was here », le grand projet qui animera cette année culturelle en Flandre, Jan et Hubert Van Eyck ont été officiellement promus « ambassadeurs » par la ministre régionale du tourisme. Cette élue du parti nationaliste Alliance néoflamande (N-VA) remplaçait le ministre Jan Jambon, responsable de la culture et ministre-président du gouvernement régional de Flandre.
« Jan et Hubert Van Eyck nous ont appris à être fiers de ce que nous réalisons », indiquait Zuhal Demir, histoire d’insister sur ce qui n’échappera pas aux nombreux visiteurs attendus à Gand : le caractère très « flamand » d’une manifestation qui, dans un contexte politique tendu […] et une mainmise du parti nationaliste sur le département de la culture, doit contribuer à l’affirmation d’une force et d’une identité sans faille. […] »
Jean-Pierre Stroobants(Bruxelles - correspondant)

mercredi 4 septembre 2019

Exposition « APLOMB »


Exposition « APLOMB »
de LAURENT DAVID, JONATHAN VANDENHEUVEL, YONGHI YIM, MIGUEL DOMINGUES, NADIA KEVER
au Hangar Bleu
80 rue de la Senne - 1000 Bruxelles
Vernissage le 12 septembre 2019 de 18h à 21h
Exposition accessible du 13 septembre au 22 septembre 2019 les vendredi, samedi et dimanche de 14h à 18h.


mardi 20 août 2019

Final events of the Research Pavilion high season in Venice


Final events of the Research Pavilion high season in Venice
The third Research Pavilion in Venice, hosted by the University of the Arts Helsinki, is a meeting place for artists and researchers, a catalyst of emerging co-operations, and a generator of new artistic thinking. The overarching title of the Pavilion, “Research Ecologies”, refers to the rich network of approaches involved. 
During the summer, the Research Pavilion has hosted a vast programme of workshops, conversations, exhibitions, lectures, and research. The venue, Sala del Camino on the Island of Giudecca, is a vibrant, changing space that showcases the multiple methods and practices of conducting artistic research. It can be visited from Wednesday to Monday from 10am to 6pm until 28 August.
Towards the end of August, the pavilion’s high season in Venice will end with a line-up of three events that once again bring together artist researchers from different backgrounds.
Upcoming events at the Research Pavilion













20–21 August
Material Encounters
A two-day programme, including a concert-lecture that showcases the outcomes of a residency period, during which musicians and ceramists worked side-to-side forming a parallel discussion of musical and gestural rhythms. The audience is welcomed to work with local clay. The event also includes discussions and presentations on materiality, archipelagic thinking, and the intertwined relationship between humans and soil.
TERRITORIES :: DIALECTS
TRACES FROM THE ANTHROPOCENE: SOIL
CEMETERY ARCHIPELAGO
24 August
Assembly of Journals

In August the Research Pavilion project brings together several journals that are publishing research in the arts. The key idea of this collegial assembly is to facilitate discussion and exchange of ideas about shared interests, challenges, and possible forms of future cooperation.

Among the confirmed participants are representatives of
– Journal for Artistic Research, RUUKKU
– Studies in Artistic Research, Journal of Visual Culture, MaHKUscript
– Journal of Fine Art Research, and VIS
– Nordic Journal for Artistic Research.
The event is open to all interested. We especially encourage editors, reviewers, contributors and readers interested in artistic research to join us. 
26–31 August
The 5th Nida Doctoral School: ‘Fight The Power 2019/1989: We, the Ungovernable’
The Nida Doctoral School (NDS) will be held at the Lithuanian Pavilion, the Research Pavilion and additional environments in Venice. Entitled ‘Fight The Power’, this year’s Nida Doctoral School is energized by the 30th anniversary of Spike Lee’s ‘Do The Right Thing’ and its opening credit sequence soundtrack-ed by Public Enemy. Convinced by the radical potentialities of research-as-praxis, NDS utilises this 30th anniversary to ask: what does it mean to do the right thing?
The Research Pavilion is an ongoing project created and hosted by Uniarts Helsinki. Research Pavilion #3 is created in cooperation with the Louise and Göran Ehrnrooth Foundation and international partner institutions: Aalto University, Valand Academy of Arts at the University of Gothenburg, University of Applied Arts Vienna, and Interlab Hongik University Seoul.
Research Pavilion #3: Research Ecologies
9 May – 28 August 2019, 10am – 6pm. Moderated hours 10am–noon. Closed Tuesdays. See the full programme here.
Sala del Camino, Campo S. Cosmo 621, Giudecca, Venice
Free admission.
Research Pavilion website www.researchpavilion.fi
Research Catalogue www.researchpavilion.fi/rc