dimanche 30 janvier 2011

Un cri d’alarme

Václav Havel, Adam Michnik… lancent un cri d’alarme
Hongrie : Une campagne antisémite relayée par les médias proches du pouvoir attaque cinq intellectuels

http://www.liberation.fr/monde/01012314982-hongrie-orb-n-cible-les-philosophes

« […] Le quotidien Magyar Nemzet, proche du pouvoir, se fait le porte-voix d’une chasse aux sorcières contre la grande philosophe hongroise Agnes Heller, figure de proue de la dissidence, ainsi que contre quatre de ses confrères […] «Pourquoi m’attaquent-ils, moi ? Parce que j’ai parlé du danger de la nouvelle loi sur les médias, des coups de boutoir donnés aux institutions démocratiques et des penchants dictatoriaux de Viktor Orbán», souligne Agnes Heller, professeure émérite de l’université New School de New York et de l’université de Budapest. La majorité de ces intellectuels désignés à la vindicte publique sont d’origine juive, et cette campagne joue sur les vieux poncifs de l’antisémitisme. Le Magyar Nemzet peut ainsi parler de «haine tribale chez ces gens de l’esprit» et de la «bande à Heller», qui a «empoché un demi-milliard pour traduire des livres du hongrois vers le hongrois» (en fait, une nouvelle traduction de Platon). Des références codées à une prétendue avidité juive parfaitement claire pour le lecteur hongrois.
«C’est de l’anti-intellectualisme et de l’antisémitisme latent», s’indigne Gabor Gulyás, philosophe conservateur et directeur du musée d’Art moderne de la ville de Debrecen (Est du pays). Pour la première fois, un homme de droite, réputé proche du Fidesz, réagit. […]
La campagne contre ces philosophes «évoque la période la plus sombre du communisme et rappelle les procès lancés par Staline contre le complot des médecins juifs», souligne l’hebdomadaire Hetek. Pour Agnes Heller, qui porte plainte pour diffamation, ces attaques ont un air de déjà-vu : «En 1973, le pouvoir avait lancé une campagne similaire contre moi : ils ont dit que je n’étais plus digne de faire de la recherche. Mon mari a été arrêté et nous avons été accusés de trafic de devises. Aujourd’hui, on m’accuse aussi de crimes économiques, sans aucun fondement […] en traînant notre nom dans la boue», explique celle qui fut la principale disciple de Georg Lukacs.
Dans un appel adressé aux parlementaires européens, aux membres de la Commission et à tous les gouvernements des Vingt-Sept, d’anciens opposants au communisme comme Václav Havel, Petr Uhl, Arpád Göncz, Miklós Haraszti, György Konrád, Adam Michnik, dont plusieurs passèrent des années en prison, lancent un cri d’alarme (à consulter sur le site Iprotest.hu) : «Ce que l’Union européenne voulait empêcher, et ce que beaucoup croyaient impossible, prend chair : une démocratie antilibérale est en train de naître à l’intérieur des frontières de l’Europe. […] Si des droits fondamentaux sont bafoués dans un pays, cela humilie tous les Européens.»
http://www.iprotest.hu/

mercredi 19 janvier 2011

Benoît Félix, “à la lettre”


Benoît Félix, “à la lettre”
27 January 2011 >> 12 March 2011
MX7 Gallery
Marnixplaats 7
2000 Antwerp
Belgium

samedi 15 janvier 2011

Hanne Darboven - Lecture at Dia:Chelsea

"Josephine Meckseper on Hanne Darboven"
Artists on Artists Lecture Series at Dia:Chelsea

Monday, April 4, 2011, 6:30pm
535 West 22nd Street
New York City

Josephine Meckseper was born in 1964 in Lilienthal, Germany, and currently lives in New York. Among her many solo exhibitions are recent presentations at Indianapolis Museum of Art, Indianapolis, Indiana (2009); The Art Museum of the University of Houston, Texas (2009); migros museum für gegenwartskunst, Zurich, Switzerland (2009); and Museum of Modern Art, New York (2008).















Hanne Darboven. Kulturgeschichte 1880-1983. Installation view at Dia:Beacon.
Photo credit: Cathy Carver.

This monumental work consists of 1,589 panels of uniform size and format. The work transcribes epochs of time and text into schematic, visual symbols, tracing one hundred years of history with images that include texts and vast numbers of photographs and postcards, many bearing handwritten notes and quotations.
http://www.diaart.org/exhibitions/bibliography/51

lundi 10 janvier 2011

Exposition : Marko Velk /DESSINS/

Exposition : Marko Velk /DESSINS/
du 3 février au 26 mars 2011

anne-marie et roland pallade - art contemporain
35, rue Burdeau
69001 Lyon


« […] Marko Velk nomme ses œuvres des dessins, alors que le trait en est presque absent et que, de la représentation graphique des formes, il n'y est guère question. On est loin d'Ingres qui demandait que même la fumée soit dessinée avec des lignes précises.Il y a certes de nombreuses formes identifiables dans ces dessins, mais tout se passe comme si l'artiste avait voulu les faire échapper à la représentation. On ne peut s'empêcher de songer […] aux "exercices" par lesquels Degas expérimentait l'informe en tant qu'impossibilité de traduction, de substitutions de signes ou même de matière à jeu […] »
Jean-Luc Chalumeau

Séminaire sur la pensée diagrammatique

Séminaire sur la pensée diagrammatique
Samedi 29 janvier 2011
Université Paris 8, salle D143 (bâtiment D)
Séminaire du groupe Gilles Châtelet
Il sera question lors de cette journée des avancées que la pensée diagrammatique a contribué à opérer dans divers champs disciplinaires.

Matin
9h30-11h00
Philippe Roy, Penser diagrammatiquement c'est habiter avec contemplation ce qui nous habite

Mon intervention consistera à commenter cette phrase issue du livre que j'ai consacré à Gilles Châtelet. Je rendrai compte de sa consistance philosophique et j'en ferai l'épreuve dans le champ du physico-mathématique mais aussi du politique sur lequel je travaille actuellement.

11h00-12h30
Alexis Meier, Le diagramme dans l'architecture de Peter Eisenman

Après-midi
14h30-16h
Franck Jedrzejewski, Du noeud au noeuf : Sur une esquisse de Gilles Châtelet

La théorie des noeuds et des entrelacs occupe dans la pensée de Gilles Châtelet une place déterminante. L'esquisse que viennent de publier Charles Alunni et Catherine Paoletti dans L'Enchantement du virtuel (Les Presses de l'Ecole) mérite plus qu'un long commentaire. D'une part parce qu'on y retrouve les thèmes principaux du philosophe des diagrammes et stratagèmes allusifs dans le physico-mathématique contemporain, de la métaphore-orchestre aux centres d'indifférence et noeuds d'ambiguïté. Mais aussi et d'autre part parce que les zones de grammaticalité, l'agencement des flux, l'assujettissement et les forces de résistance situent l'enjeu diagrammatique des figures mathématiques qui la composent selon les quatre axes du quadrilatère épistémique qui sont : la virtualité, la fonctorialité, l'universalité et la dualité. Ces concepts sont liés les uns aux autres et marquent les deux grandes discontinuités de l'épistémè des sciences physico-mathématiques de la seconde moitié du XXe siècle : celles qui inaugurent le tournant diagrammatique de la physique et celles qui donnent aux mathématiques la puissance d'une machinerie qui ne repose que sur des mouvements de flèches et d'objets. Sur l'exemple de cette esquisse, le fonctionnement du quadrilatère dénoue partiellement l'écheveau et a le pouvoir de faire éclore le champ du noeuf.

16h-17h30
Noelle Batt, De la “diagrammatisation” du sens artistique

Dans la continuité du travail entrepris sur la notion de diagramme dans le numéro 22 de TLE (PUV, 2004) tout d'abord, puis dans l'article : "Diagrammatic Thinking in Literature and Mathematics" (EJES, vol. 11, n°3, 2007), je voudrais poursuivre ma réflexion sur les opérations de pensée mises en jeu par l'activité de « diagrammatisation » du sens artistique, à l'interaction du travail de l'auteur et du lecteur, ainsi que sur le potentiel de cette activité pour théoriser la relation entre le « plan de composition esthétique » et le « plan de composition technique » (Deleuze et Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ?), en relation avec les notions de fiction, de dispositif, et de lecture empathique.

Site du groupe Gilles Châtelet : http://www.groupe-chatelet.com/

L'enchantement du virtuel - Mathématique, physique, philosophie
Gilles Châtelet , Charles Alunni , Catherine Paoletti
Paru le : 27/11/2010
Editeur : Rue d'Ulm
312 pages

"L'Enchantement du virtuel regroupe un ensemble de textes inédits ou devenus introuvables. Prolongeant Les Enjeux du mobile. Mathématique, physique, philosophie (Le Seuil, 1993), il questionne la physique et la philosophie du xxe siècle et éclaire d'un jour nouveau une oeuvre singulière. Penseur de l'individuation et de la magnification des libertés humaines, mais aussi théoricien du virtuel et du diagramme, Gilles Châtelet montre l'articulation entre algèbre et géométrie, entre mathématique et réalité physique, entre les opérations d'un être fini et l'auto-manifestation de la nature.
On trouvera dans ce recueil les échos de son débat avec des figures contemporaines majeures : Alain Badiou, Gilles Deleuze, Roger Penrose ou René Thom, ainsi que son dernier manuscrit."

vendredi 7 janvier 2011

Les esquimaux vus par Henri Matisse


Les esquimaux vus par Henri Matisse - Georges Duthuit, une Fête en Cimmérie
Le Cateau-Cambrésis, musée départemental Matisse
7 novembre 2010 > 6 février 2011
« L’exposition est un nouveau regard sur l’œuvre de Matisse. Le peintre en 1947, se passionne pour la collection de masques esquimaux qu’avait rassemblée son gendre Georges Duthuit, critique d’art, spécialiste d’art moderne et d’art oriental, historien et écrivain. La fille d’Henri Matisse, Marguerite, et son époux, Georges Duthuit, avaient projeté de constituer une série d'ouvrages sur le thème des rituels, de la fête dans certaines civilisations, comme celle des Esquimaux, des Indiens, des Polynésiens et des Africains. Inaugurant la série, le livre sur les Esquimaux est un essai poétique de Georges Duthuit, Une Fête en Cimmérie – fable associant fantastique et observation réaliste et inaugurant l’impossible rencontre entre le monde des Inuits aux coutumes ancestrales et celui d’une Amérique basculant dans la modernité –, pour lequel Matisse réalise des dessins de visages d’Inuits, peuple en relation permanente avec les forces mystiques et physiques de la Nature.
L'intérêt de Matisse pour la représentation de visages, qu'il nomme parfois masques, et sa curiosité pour les masques esquimaux sont surprenants.
Pour les portraits d’Inuits, Matisse s'est inspiré des masques de la collection de Georges Duthuit. La première version du livre, édité en 1963 par Tériade, est composée du texte de Georges Duthuit, de 30 lithographies et d’une l’aquatinte.
Sa présentation au musée départemental Matisse est accompagnée de la seconde version du livre, publiée en 1964, d’épreuves annotées et de dessins d’études réalisés par Matisse en référence au texte de son gendre, aux récits et aux photographies d’explorateurs.
Cette exposition comprend également une exceptionnelle collection de masques Inuits dont la célèbre collection Alphonse Pinart du musée de Boulogne-sur-Mer qui fut exposée à Paris au moment où Matisse illustra le livre. »
http://www.aphg.fr/CPLesEsquimauxvusparMatisse.pdf
Musée départemental Matisse
Un musée du département du Nord
Palais Fénelon, 59360 Le Cateau-Cambrésis
T. 33 (0)3 27 84 64 50
F. 33 (0)3 27 84 64 54
museematisse@cg59.fr
Matisse, une fête en Cimmérie - Représentation du visage dans l'œuvre de Matisse

Claude Duthuit, Claudine Grammont, Marie-Thérèse Pulvénis de Séligny, Isabelle Monod-Fontaine
Paru le : 04/07/2003
Editeur : RMN
72 pages

Les Esquimaux vus par Matisse - Une fête en Cimmérie

Georges Duthuit, Dominique Szymusiak, Collectif
Paru le : 17/11/2010
Editeur : Hazan
128 pages

« En 1945, après un long exil à New York, Georges Duthuit, écrivain et historien d'art, revient en France avec un texte poétique sur l'univers magique du monde des Inuits.
Matisse est sollicité par sa fille Marguerite, épouse de Georges Duthuit, pour illustrer ce texte, trouvant qu'il y a de nombreuses correspondances entre l'art des Esquimaux et celui du peintre. Matisse, passionné par le portrait, accepte et dessine alors des "types esquimaux" d'après des photographies prises par des explorateurs polaires et, surtout, après avoir vu l'exceptionnelle collection de masques inuit de son gendre, acquise pendant la guerre, en compagnie de Breton, Lévi-Strauss, Max Ernst, entre autres, et provenant du Musée national indien (collection George Heye) de New York. Matisse va interroger cet art. Il dessine des portraits qu'il appelle "masques". Il diversifie les expressions dans des dessins impressionnants et une magistrale série de 31 gravures. »

mercredi 5 janvier 2011

Wall drawings by Greig Burgoyne


Wall drawings by Greig Burgoyne
at Gracefield Galleries - The Arts Centre for SW Scotland, Dumfries, UK September-November 2010
A large scale intervention of wall drawings throughout the galleries, in dialogue with a selection of drawings from the permanent collection made by the artist.

Images for 'Seein' ain't believin' ' at Gracefield Galleries are available online :
http://www.greigburgoyne.com/believin.html

dimanche 2 janvier 2011

Biennale jeune création Edition "spéciale dessin"

WATCH THIS SPACE #6 appel à candidatures
Biennale jeune création oct-dec 2011
Watch This Space est la biennale organisée par 50° nord autour de la création émergente contemporaine. Elle se déploie sur le territoire régional/transfrontalier, présentant les projets que les lieux d’art contemporain du réseau conçoivent avec des artistes de la jeune création eurorégionale sélectionnés sur dossiers.

La 6ème édition se tiendra sur la période octobre-décembre 2011, avec une quinzaine d’expositions, des rencontres, soirées, parcours pour les publics… et sera exceptionnellement orientée vers le dessin sous toutes ses formes. La manifestation, pilotée par le réseau 50° nord, sera associée à Dessiner-Tracer, événement de l’Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas de Calais (octobre 2011-juin 2012), avec notamment des portfolios publiés dans les revues respectives des deux associations.

L’autre nouveauté est la création du Prix Fondation plage© pour Watch This Space #6, décerné à l’un des artistes par un jury composé de professionnels de l’art et de membres de la fondation d’entreprise. Le lauréat recevra un prix de 1000€ et se verra aussi proposer un projet d’édition originale sous forme de sticker – spécialité de l’entreprise plage – édition qui sera offerte à l’artiste pour son propre usage. La Fondation plage pour l’Art est partenaire de 50° nord depuis fin 2010 et soutient la biennale jeune création et l’Agenda papier semestriel du réseau.


APPEL À CANDIDATURES
La biennale est ouverte à des artistes émergents du Nord-Pas de Calais, du sud de l’Angleterre et de Belgique, travaillant dans le champ des arts plastiques et visuels et susceptibles de construire un projet autour du dessin sous toutes ses formes. Les candidatures seront adressées au réseau 50° nord qui les diffusera à l’ensemble des lieux d’art contemporain adhérents. Les structures qui le souhaiteront pourront alors sélectionner un artiste et construire avec lui une exposition sur la période octobre-décembre 2011. Le réseau 50° nord organisera l’événement collectif avec une communication et des temps forts.
Chaque artiste sélectionné pour participer à la biennale sera ipso facto candidat au Prix Fondation plage pour Watch This Space #6 et acceptera tacitement le règlement ci-joint.

Dossier de candidature :
Dossier artistique complet comprenant un CV et éventuellement une note d’intention sur un projet autour du dessin
Dans le corps du mail : nom, prénom, date de naissance, adresse postale, e-mail, téléphone, éventuel site web A envoyer par mail à maud.le-garzic@50degresnord.net avant le 10 janvier 2011.

http://www.50degresnord.net/spip.php?article2764

Dessiner-Tracer

Dessiner-Tracer

De Septembre 2011 à Septembre 2012, les musées de l’Euro région s’associent et organisent des expositions autour du dessin. Des actions de médiation culturelle, l’organisation d’un symposium scientifique, la publication d’une revue et la réalisation d’une campagne de communication accompagnent ce projet inédit.

Il s’agit de la 19e opération « Trésors des musées de France » mise en place par l’ACMNPDC. Chaque opération « Trésors » a pour objectif de favoriser la synergie entre les collections des musées de la région en mettant en valeur leur diversité et leur complémentarité.

De la dimension patrimoniale à la création contemporaine, le choix de la thématique du dessin permet d’affirmer la richesse exceptionnelle des collections du Nord-Pas de Calais, de la Picardie et de la Belgique.

Un programme d’activités accompagnera les expositions : organisation d’un symposium avec les universités Lille 3 (CEAC, IRHIS) et ULB, publication d’une revue, actions de médiation culturelle à destination de tous les publics, mise en ligne de l’inventaire sur le site musenor.com et mise en œuvre d’une communication commune aux musées.

Parallèlement à Dessiner – Tracer, le Réseau 50° Nord organise la 6ème édition de WATCH THIS SPACE (WTS#6) autour du dessin, créant ainsi une véritable émulation autour de ce médium dans de nombreuses structures culturelle de l’Euro-région.

http://www.musenor.com/Dessiner-Tracer


samedi 18 décembre 2010

"Un monde sans monstres est un monde perdu"

Dado (Miodrag Djuric) est décédé le 27 novembre dernier, âgé de 77 ans.


La Galerie Alain Margaron (5, rue du Perche, 75003 Paris) lui rend hommage à l'occasion de l'exposition Dessins (exposition collective de dessins de Cojan, Dado, Fred Deux, Clara Fierfort, Godeg, Groborne, Laubiès, Lunven , Macréau, Music, Réquichot...) du 2 déc. 2010 au 15 janv. 2011.


Ses dessins et tableaux à l’huile, mais aussi ses graphiques, collages, assemblages et sculptures, sont répartis dans des galeries d'art, d'importantes collections privées et de nombreux musées notamment au MoMA et à la fondation Guggenheim à New York et au musée national d'art moderne à Paris.


« […] Amateur de vieilles planches d'anatomie, Dado puise ses références livresques au hasard des bibliothèques de ses amis psychiatres ou dermatologues : auprès de L'homme criminel de Lombroso, on trouverait des manuels illustrés de médecine légale, des atlas de dermatologie. Son bestiaire résulte de rencontres fortuites mais inévitables au "vide-moi-cela" des bouquinistes : les portraits d'animaux rédigés par Buffon pour son Histoire Naturelle y ont épousé les illustrations de Grandville pour les Scènes de la vie privée des animaux. Dado se sentait attiré autrefois par l'atmosphère des romans de Céline, depuis il a découvert le Voyage en Orient, les Illuminés de Gérard de Nerval. Il médite les textes plus qu'il ne les lit et revient toujours au Livre de Job qui est sa Divine Comédie. A ces quelques titres, il faudrait ajouter plus prosaïquement de petites publications, chapardées à ses enfants, consacrées aux insectes, à la Révolution française, qui sont à l'origine de deux séries de dessins récents de Dado. […] »


Christian Derouet, “L’exaspération du trait”, catalogue de l’exposition Dado au Cabinet d’art graphique du Centre Pompidou (19 nov. 1981 – 18 janv. 1982), p. 10.


« […] Est-ce par l’épouvante qu’ils sèment ou qu’ils voudraient semer, les monstres s’allient presque naturellement à la représentation du pouvoir chez les hommes. Le Moyen Âge croyait davantage à ses démons qu’au paradis et Jérôme Bosch aussi avait meilleure connaissance des délices démoniaques que de l’enfer des délices. Les fétiches sauvages, les divinités antiques, le monde grec excepté qui délirait ailleurs, représentent trop souvent des êtres qui grimacent et déchirent et rares sont dans les cosmogonies et dans les mythologies premières les figures apaisées. Le fantasme du chaos resurgit sans cesse et le fantasme est le chaos.


Dado, Sans titre, 1972-1981, encre de Chine, 75 x 52,5.

Est-ce ce seul titre, triptyque de Pali-Kao, et le grotesque personnage qu’il m’évoque, sont-ce ces crucifixions dérisoires de phallus et de vautours, ces excroissances exagérées de ventres et de crânes, je lie les représentations de Dado au bonheur et à la fécondité réaffirmée du chaos et du désordre de la nature. Pouvoir viril, pouvoir sanguinolent de la croix sur le monde, pouvoir de l’animal, pouvoir de l’indistinction des formes et de la nuit mentale, tant de manifestations différentes d’un pouvoir quelconque surgissent à l’invocation de la main qui les peint et viennent tout à tour “chevaucher”, comme l’expriment les serviteurs des divinités vaudous, dans une transe particulière celui qui les guette à l’aube, ne sachant qui apparaîtra dans la lumière unique de ce jour et s’il pourra vraiment en fixer la forme et les attributs, sachant seulement que quelqu’un viendra parce que la vision est infinie et se renouvelle sans cesse, et que la tradition psychologique humaine dont le peintre est le témoin fait déjà de cet individu fantastique à venir une réalité de la lumière qu’aucun masque ne peut cacher.


Mais les monstres, les aberrations s’appellent entre eux dans le lieu d’une perpétuelle métamorphose. Ils ont leur zoologie, leur anthropologie propres, ils ont leurs goûts de couleurs et leurs choix d’atmosphères, ils se plaisent à réapparaître, à imposer leurs noms.

Dado, Le boucher de Saint-Nicolas, 1981, collage de dessins découpés, 182 x 207 (détail).

[…] La divagation médiévale se plaisait aux monstres et aux chimères, mais il n’est, si loin que l’histoire nous entraîne, de civilisations, de pensées qui n’aient connu d’enfers. L’école des monstres est un rêve d’avenir. Je ne citerai cet exemple que parce que la vérification qu’il apporte est pour moi toute récente, inopinée, surprenante et hasardeuse même. J’attends tout de l’Égypte et des fastes incas, les visualisations les plus anthropomorphiques du monde dans les moindres objets, les vases, les broches, les vasques des fontaines, la symbolique des fresques déployée sur l’infini des murs, refermés sur eux-mêmes, comme le tombeau de qui les contemple. Combien plus étonnant de retrouver cela dans le délire raisonné de la Renaissance italienne, dans la décoration du palais du Te à Mantoue, œuvre de Giulio Romano, la mythologie appliquée dans le sens du plus profond bouleversement de tous les sens, érotisation forcenée du gigantisme et du glacial, enfilades qui se perdent dans un monde qui s’écroule, grimaces qui se font et se défont sans cesse, trompeuses de regard, joues qui se broient et se moulent elles-mêmes, révélatrices déjà détruites du sens. Un monde sans monstres est un monde perdu, un monde qui renoncerait sans retour au charme ineffable de divaguer de lui-même et romprait ainsi le lien qui le rattache aux autres hommes, aux autres contrées, à la nuit et au jour […] »

“Dado : Les habitants de la prairie”, Henri-Alexis Baatsch, Fin de siècle n° 3, janvier 1976.

mercredi 1 décembre 2010

Colloque international “Le dessin”

Nous organisons
Colloque international
“Le dessin”
25, 26 et 27 février 2011
Dans le cadre de l’exposition
“Drawing in an Expanded Field”
300 ans de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et 30 ans de l’atelier de dessin
à De Markten, 5 Oude Graanmarkt / Place du Vieux Marché aux Grains, 1000 Brussels
__________________________

Vendredi 25 février 2011
10 h.
Philip Armstrong (The Ohio State University) : Show Through
Laura Lisbon (The Ohio State University) : Drawing/Set-up/Ground

14 h.
Michael Schwab (Royal College of Art, London et University of the Arts, Berne) : Drawing the Transbody
Raphaël Pirenne (Université Catholique de Louvain) : Signe, signature et contresignature. Notes sur le cubisme de Braque et de Picasso entre 1907 et 1914
Hans M. De Wolf (Vrije Universiteit Brussel) : La poésie de la précision. Quelques dessins quasi exacts de Marcel Duchamp.
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Samedi 26 février 2011
10 h.
Jean Arnaud (Université de Provence) : Le dessin saturé
Pierre Baumann (Université de Bordeaux 3) : Drawing, carve, bore and be bored
(communication en français)
14 h.
Sylvie Pic (artiste) : Ce que le dessin me permet, "Ce que je n'ai pas dessiné, je ne l'ai pas vu".
Carine Krecké et Elisabeth Krecké (artistes, Université Aix-Marseille III) :
Le retrait du trait
Michel Guérin (Université de Provence) : L’intention plastique
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Dimanche 27 février 2011
10 h.
Cédric Loire (critique d’art, commissaire d’expositions, doctorant en histoire de l’art et enseignant) : Ligne de fuite, lignes de coupe. À propos du dessin dans l'œuvre de Catherine Melin
Tristan Trémeau (Ecole supérieure d’art de Quimper et Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles) : Des œuvres sans repos. Au sujet de Bernard Guerbadot (1948-2005)
14 h.
Chakè Matossian (Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles) : Gribouiller, griffonner : le dessin à l'œuvre
Jackie Pigeaud (Université de Nantes) : Le geste

lundi 29 novembre 2010

Aurélie Gravelat et Alice Steinmetz




Aurélie Gravelat et Alice Steinmetz
du 25 novembre au 18 décembre 2010
à la Galerie Charlot – 47 rue Charlot – 75003 Paris
http://www.galeriecharlot.com/

dimanche 28 novembre 2010

La Méthode graphique et autres lignes

25 novembre 2010 - 15 janvier 2011

École municipale des beaux-arts
Galerie Édouard-Manet
3 place Jean-Grandel
F-92230 Gennevilliers

Helena Almeida

Helena Almeida (PT) – Silvia Bächli (CH) – Davide Balula (FR) – Emanuele Becheri (IT) – Patrick Corillon (BE) – Robert Currie (UK) – Christoph Fink (BE) – Ana Hatherly (PT) – Thomas Müller (DE) – Marine Pagès (FR) – Kees Visser (NL) – John Wood & Paul Harrison (UK)

Commissariat: Johana Carrier et Joana Neves pour la Plateforme Roven
« Nous empruntons à la science expérimentale du XIXe siècle l’expression “méthode graphique”. Il s’agit du développement d’un procédé de traduction du mouvement de la matière par des appareils inscripteurs ou enregistreurs. Au-delà de ses vertus pratiques, nous retenons le désir d’exprimer la matière animée à travers des lignes et des images lues en fonction des grilles qu’elles mettent en place. Aussi, les diagrammes ou la chronophotographie d’Etienne-Jules Marey et d’Eadweard Muybridge s’inscrivent dans la séquence linéaire et le mouvement comme abstraction. Ces ressources scientifiques nourrissent le langage artistique depuis leur apparition, mais elles ont aussi affecté notre relation au monde et conséquemment notre langage et nos productions. […]
Comment sommes-nous influencés par les formes abstraites de la traduction de la matière ? Désormais envisagés comme des données quantifiables ou mathématiquement exprimables, les phénomènes sont des lignes sensibles exprimées par des courbes, en fonction d’étalons, de figures géométriques. […]
Les artistes réunis pour l’exposition sont les héritiers obliques de telles pratiques scientifiques tout comme d’une tradition esthétique qui en prit acte. Les œuvres exposées reprennent le langage de la ligne, de la trace, de la transposition et de la traduction de la matière en mouvement. Le corps de l’artiste ou du spectateur est ainsi placé au sein de l’expérience comme s’il était lui-même cet instrument traceur de lignes et étalon de mesure. Tout en s’en inspirant, l’observation de l’artiste est détournée de la précision graphique pour mesurer les conséquences du développement d’un langage diagrammatique. […] »

http://rovenrevue.blogspot.com/2010/10/la-methode-graphique-et-autres-lignes.html

mardi 16 novembre 2010

On Line: Drawing Through the Twentieth Century


MoMA
On Line: Drawing Through the Twentieth Century
November 21, 2010–February 7, 2011

On Line: Drawing Through the Twentieth Century
By Cornelia Butler and Catherine de Zegher

"On Line: Drawing Through the Twentieth Century explores the radical transformation of drawing that began during the last century as numerous artists critically reexamined the traditional concepts of the medium. In a revolutionary departure from the institutional definition of drawing and from reliance on paper as the fundamental support material, artists pushed the line into real space, expanding the medium’s relationship to gesture and form and connecting it with painting, sculpture, photography, film, and dance. On Line presents a discursive history of markmaking through nearly 250 works by over 100 artists, including Aleksandr Rodchenko, Alexander Calder, Karel Malich, Eva Hesse, Anna Maria Maiolino, Richard Tuttle, Mona Hatoum, and Monika Grzymala, among many others. Essays by the curators illuminate individual practices and examine broader themes, such as the exploration of the line by the avant-garde and the relationship between drawing and dance."

Anna Maria Maiolino. Desde A até M (From A to M), from the series Mapas Mentais (Mental Maps). 1972–99. Thread, synthetic polymer paint, ink, transfer type, and pencil on paper, 19 5/8 x 19 1/2" (49.8 x 49.5 cm). The Museum of Modern Art, purchase

Crossing the Line: Drawing and Its Extension
Friday, January 21, 2011, 1:00 p.m.
Half-day symposium
Held in conjunction with the exhibition On Line: Drawing Through the Twentieth Century, explores the extended field of drawing by analyzing the development of line throughout the century in two panel discussions.
1. "From On Line to Online”
moderated by Catherine de Zegher, co-curator of the exhibition, features artists Anna Maria Maiolino, Julie Mehretu, Jean Fisher, Professor of Fine Art and Transcultural Studies, Middlesex University and writer on contemporary art, and Luis Camnitzer, Professor Emeritus at University of the State of New York.
2. "The Performative Line”
moderated by Connie Butler, MoMA's Robert Lehman Foundation Chief Curator of Drawings and co-curator of the exhibition, includes Benjamin Buchloh, Andrew W. Mellon Professor of Modern Art, Harvard University; Ralph Lemon, artist and choreographer; Nick Kaye, Dean, College of Humanities & Chair in Performance Studies, College of Humanities, University of Exeter, England; and Janet Kraynak, Assistant Professor of Contemporary Art, New School University.

On Line: Drawing Through the Twentieth Century
Sunday, November 21, 2010, 1:30 p.m.
Lectures & Gallery Talks
On Line: Drawing Through the Twentieth Century
On Line: Drawing Through the Twentieth Century aims to radically challenge the accepted definition of a drawing as simply a work on paper. This lecture will trace the key themes of the exhibition – from the emergence of the line from the picture plane early in the century to the political and digital implications of the line in present time – through the work of selected artists, making an argument for a reconsideration of the idea of drawing, and its fundamental position at the heart of twentieth century art. Esther Adler (MA, University of Maryland) is a curatorial assistant in the Department of Drawings at The Museum of Modern Art.

lundi 25 octobre 2010

Tableau / Dispositif / Apparatus


Project organisers: Mick Finch and Jane Lee, The School of Art, Central Saint Martins College of Art and Design. Contact : Mick Finch: m.finch@csm.arts.ac.uk


Tableau / Dispositif / Apparatus

The Tableau Project is a series of events culminating in a 2 day conference at Tate Modern in 2011 that broadly addresses questions about the structuring of pictorial representation and forms. Keynote presentations from Philip Armstrong, Fulvia Carnevale, Jean François Chevrier and Michael Fried will take place on the 1st day of the Tate conference followed by a 2nd day of research papers, in preparation for this, there will be 2 research symposia. In addition there will be a 3 day seminar given by Jean François Chevrier. Where possible there will be general access to these events. The project is organised by Mick Finch and Jane Lee, The School of Art, Central Saint Martins College of Art and Design.

Saturday 27 November 2010.
Research Symposium 1,
10am - 4pm at Central Saint Martins College of Art and Design,
The Viewing Theatre, 109
111 Charing Cross Road

presentations by:
Catrina Cojanu (RCA) – Painting as Gaze: On the Revelatory Force of the Arabesque
Adi Efal (University of Cologne) – The two faces of the figure: plastic and philological
Cedric Loire (Lille University) – title tbc
Bettina Reiber (CSM) – Theorising Painting: Modernism, Hegel, Heidegger

The word tableau does not seamlessly translate into painting as witnessed in its central use in Michael Fried’s recent book Why Photography Matters as Art Never Before (2008). In recent years, it has taken its place in a series of discourses that address questions of artistic practice (and particularly pictorial practice), the status of the art object and questions of spectatorship. The centrality of tableau to recent discussions about photographic artistic practice is preceded by its presence in France in discussions around painting that represented an early example of a formulation of an expanded field in this medium. Jean-François Chevrier has alluded to the return of tableau as a term and its possible implications in an essay, “The Adventures of the Picture Form in the History of Photography” (1989):

"The restitution of the tableau form (to which the art of the 1960s and 1970s, it will be recalled, was largely opposed) has the primary aim of restoring the distance to the object-image necessary for the confrontational experience, but implies no nostalgia for painting and no specifically “reactionary” impulse. The frontality of the picture hung on or affixed to the wall and its autonomy as an object are not sufficient as finalities. It is not a matter of elevating the photographic image to the place and rank of painting. It is about using the tableau form to reactivate a thinking based on fragments, openness and contradiction, not the utopia of a comprehensive systematic order."

This idea of tableau as ‘image-object’ is central to Michael Fried’s recent book in which he explores a structural relationship between painting and photography as associated pictorial forms.
The concepts of apparatus (mostly associated with Althusser) and dispositif (associated with Foucault and Agamben) bear many structural similarities to these emerging formulations of the tableau where questions of ideology and signification are at work. The increasing use of all three terms in critical visual art practices is the basis for this conference.
The first day of the conference will be for keynote presentations, the second day for research papers in response to a call for papers.

jeudi 21 octobre 2010

Narrations visuelles, visions narratives

Narrations visuelles, visions narratives
04 ET 05 NOVEMBRE 2010
Vème colloque du centre des Sciences historiques de la culture (SHC)
Jeudi 4 novembre 2010 et vendredi 5 novembre 2010
UNIL – Université de Lausanne – 1015 Dorigny, Switzerland

www.unil.ch/shc

JEUDI 04 MATIN
Salle 110, bâtiment Extranef
9 h 30
Jan Baetens : Abstraction et narration : une alliance paradoxale.
Jean-Louis Tilleuil : Histoire illustrée et bande dessinée : deux modes narratifs à la fois proches et lointains.

14 h 00
Serge Linares : Histoires doubles : quand les écrivains s’illustrent.
Philippe Kaenel : Giacometti face à la photographie : Paris sans fin.
Alain Boillat : Action et narration dans la série « Little Nemo » de Winsor McCay.
Bernard Vouilloux : La narration figurée dans la Figuration narrative.

VENDREDI 05 MATIN
Salle 511, BCU
9 h 45
Dominique Kunz Westerhoff : La photographie au révélateur de la fiction.
Anne-Marie Garat : Photo-fiction.

14 h 00
Roger-Yves Roche : « Photofictions, suite ».
Nathalie Dietschy : La vie de Jésus racontée par les photographes : de Fred Holland Day à Wim Delvoye.
Danièle Méaux : Jean Le Gac, peintre et modèle.
Table ronde sur « Imager le livre aujourd’hui », Philippe Kaenel, Pierre Fantys, Frédéric Pajak, Stéphane Fretz et Christian Pellet, Roland Margueron.

mardi 19 octobre 2010

Chris Jennings – Scrutiny and Immanence

Chris Jennings – Scrutiny and Immanence

“[…] looking at the paradoxical representation of presence and invisibility (immanence) […] the decision making process which has determined the choice of particular materials that have the capacity to embody, or make explicit and tactile those concepts, to develop an articulate visual language […] ”

Eight Exercises on the Notebooks of Wittgenstein
1988
“Reflections upon extracts from Wittgenstein’s notebooks. An inquiry into the possibilities of the projected, ‘working drawing’ and its relationship to text.”


Nine Representations of a Form
1993
“A work evolving from the physical stresses experienced in the transcription of a music score (notation) into the manufacture of sequential sound (music). How could this be rendered in terms of form, line and colour (painting)? Once again the concept and function of the diagrammatic is central to the work.”

Parting from St. John (from the Last Days of the Virgin); after Duccio
2002
“For many, many years I have been intently studying the paintings of Duccio. I am extremely interested in his use of a shallow space and the structural role of episode and gesture in the narrative.”

lundi 18 octobre 2010

BERNARD LAMARCHE-VADEL, EN MARCHE

COLLOQUE BERNARD LAMARCHE-VADEL, EN MARCHE
17 et 18 novembre 2010

Théâtre Max Jacob - 2, Boulevard Dupleix - 29000 Quimper

Ce colloque a pour principale ambition de donner une vision précise du contexte dans lequel Bernard Lamarche-Vadel a développé sa pensée de critique d’art, des années 1970 aux années 1990, de situer cette pensée dans ce contexte (artistique, critique, littéraire, institutionnel, politique, territorial...), enfin de saisir de façon dynamique les enjeux spécifiques de l’activité des critiques d’art au regard tant des héritages de la pensée de Lamarche-Vadel que des évolutions des situations artistiques, culturelles et institutionnelles qui définissent aujourd’hui le monde de l’art.
La première journée sera consacrée aux évolutions du monde de l’art contemporain en France depuis les années 1970 et à la singularité des positions de Bernard lamarche-Vadel, à travers des témoignages d’acteurs de l’art proches de Lamarche-Vadel et témoins privilégiés des évolutions institutionnelles du monde de l’art en France (Michel Enrici, Dominique Marchès), et l’évocation de positions prises par de plus jeunes acteurs, critiques d’art, depuis le début des années 1990 (Patrice Joly, Gaël Charbau). Cette journée s’achèvera par une conférence-discussion à deux voix, proposée par Danielle Robert-Guédon, qui fut la responsable de l’Artothèque de Vitré quand Lamarche-Vadel en était le conseiller artistique, et Sylvie Mokhtari, responsable de la revue Critique d’art, publiée par les Archives de la Critique d’Art qui ont dressé l’inventaire de la bibliothèque de Lamarche-Vadel.
La seconde journée sera consacrée aux choix et héritages critiques de Lamarche-Vadel. Durant la matinée, seront proposées des études de ses choix et positions en matière de peinture (Romain Mathieu), de sculpture (Cédric Loire) et de photographie (Didier Vivien), pour en comprendre les intentions, les dynamiques et en saisir les résonances actuelles. Durant l’après-midi, seront abordées les postérités littéraires actuelles de ses romans (Xavier Boissel) et les problématiques liées à l’écriture critique dans ses rapports avec la littérature et avec les enjeux idéologiques (Cécile Marie-Castanet, Tristan Trémeau).
Le colloque sera ponctué de discussions publiques et de débats, favorisés par la présence d’artistes représentés dans l’exposition Bernard Lamarche-Vadel, Une situation (Peter Briggs, Jean Rault, Yvan Salomone – Galerie de l’École Supérieure d’Art de Quimper du 13 octobre au 4 décembre). Ces discussions permettront de penser de façon dynamique et collégiale les problématiques abordées, afin de donner au public les repères critiques fondamentaux pour appréhender la situation actuelle du monde de l’art à travers le prisme des choix et des positions de Bernard Lamarche-Vadel.
Organisation et suivi scientifique : Tristan Trémeau

Mercredi 17 novembre
LES ÉVOLUTIONS DU MONDE DE L’ART CONTEMPORAIN EN FRANCE DEPUIS LES ANNÉES 1970.
9h15 Michel Enrici : Nobody is perfect
10h45 Dominique Marchès

14h Patrice Joly
Gaël Charbau
Sylvie Mokhtari et de Danielle Robert-Guédon : Deux manières d’aller à Vitré

Jeudi 18 novembre
CHOIX ET HÉRITAGES DE BERNARD LAMARCHE-VADEL
9h Romain Mathieu : Les choix picturaux de Bernard Lamarche-Vadel
Cédric Loire : Les choix sculpturaux de Bernard Lamarche-Vadel
10h45 Didier Vivien : Les choix photographiques de Bernard Lamarche-Vadel : la marche, le stock et l’impasse

14h Xavier Boissel : Postérités littéraires de Lamarche-Vadel
14h45 Cécile Marie-Castanet : Dans l’ordre de l’art, le critique doit être un prophète et le début d’un saint, sinon il n’est qu’une grimace (BLV)
15h30 Tristan Trémeau : Politiques de la critique

lundi 11 octobre 2010

Paris 20ème Salon de la Revue


Retrouvez la revue La Part de l'Oeil au

20ème Salon de la Revue

Espace d'animation des Blancs-Manteaux

48, rue Vieille-du-Temple 75004 Paris

Vendredi 15, samedi 16, dimanche 17 octobre 2010.
Le 20ème Salon de la Revue ouvrira vendredi 15 octobre de 20h00 à 22h00, se poursuivra samedi 16 de 10h00 à 20h00, dimanche 17 à partir de 10h00 et se terminera à 19h30.