mercredi 18 juillet 2012

Symposium - Practice makes Perfect

Symposium - Practice makes Perfect

Theorising Method in Visual Research
Swansea Metropolitan University Sept 6th & 7th 2012

Early Bird Registration Now Open
http://www.smu.ac.uk/practicemakesperfect/

This two-day symposium brings together post-graduate, post-doctoral and independent researchers to present and debate the issue of methodology in practice-based and practice-led research. This is an opportunity to theorise methods within a methodological framework in
order to generate dialogues and synthesise potential models that move the debate forward.

Key note speaker confirmed; Dr Jac Saorsa
Dr Jac Saorsa is a visual artist, writer and researcher in art practice and philosophy. She has exhibited her work and lectured internationally and is currently Programme Director of the MA/MFA Fine Art at Cardiff Metropolitan University School of Art and Design where she lectures in the theory and practice of drawing. Recent publications include her second book, Narrating the Catastrophe: an artist’s dialogue with Deleuze and Ricoeur, 2011, Intellect Books.

samedi 14 juillet 2012

Colloque Henri Maldiney

Colloque Henri Maldiney : une existence philosophique. Traversées phénoménologiques

LYON / ENS PARIS
12 octobre 2012 à Lyon
13 et 14 octobre 2012 à l’ENS PARIS, rue d’Ulm

Organisateurs : Archives Husserl, Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3, Association Internationale Henri Maldiney

2012, Henri Maldiney entre dans sa centième année. Opportunité pour à la fois célébrer l’homme et le penseur, distinguer une pensée singulière et lui donner toute sa mesure. Maldiney a passé sa vie de penseur à interpeler les traditions de pensée qu’elles soient philosophique, métaphysique, phénoménologique, esthétique ou psychiatrique. Ses interrogations furent à maintes reprises d’authentiques moments de rencontres tant intellectuelles qu’humaines.

Réédition de Regard Parole Espace aux Editions du Cerf

12 octobre à Lyon

A l’Université Jean Moulin Lyon 3 – Amphithéâtre Huvelin 15, quai Claude Bernard Lyon 7ème

Matin : Esthétique et architecture
Ouverture du colloque : Jean-Philippe Pierron
Jean-Pierre Charcosset : Maldiney, lecteur de Francis Ponge
Mauro Carbone : Maldiney et la peinture de Cézanne
Jiang Dandan : Le surgissement dans l’Ouvert : évènement esthétique chez Henri Maldiney
Andréas Pinoti : La monumentalité
Chris Younès : A l’épreuve d’exister, transpassabilté et transpossibilité
Après-midi : Esthétique et psychiatrie
Raphaëlle Cazal : Architecture et existence : le renouvellement maldinéen de la pensée heideggérienne de l’habiter
Michèle Gennart : Être soi et prendre corps, Une illustration de l’apport de Maldiney à la psychiatrie phénoménologique
Dr Pierre-Marie Charazac : Apport de Maldiney dans la pratique psychiatrique
Table ronde : Maldiney maître de pensée : Pierre Mathey, Stéphane Deluermoz, Roger Dextre, Noémie Meguerditchian

Journées des 13 et 14 octobre
À l’Ecole Normale Supérieure, salle Dessane, 45, rue d’Ulm, Paris 5ème

13 octobre rue d’Ulm

Ouverture du colloque : Jocelyn Benoist
Matin
Renaud Barbaras, L’essence de la réceptivité : transpassibilité ou désir ?
Bernard Rordorf, Jacques Schotte, l’ami, l’ouvreur
Francis Wybrands, L’écriture la voix
Après-midi
Eliane Escoubas, HOMO PICTOR, De la sensibilité à l’œuvre
Yannick Courtel, Quand le poème ne dit rien. Notes sur quelques vers de W. Stevens
Rita Messori, L’esthétique du paysage chez Henri Maldiney

14 octobre rue d’Ulm

Matin
Sarah Brunel, "Entre Un et Rien" : dépassement ou retour de l'ontologie ?
Marlène Zarader, Une philosophie de l’avènement
Frédéric Jacquet, Sentir et exister – seul l’événement est à vivre
Après-midi
Pierre Sauvanet¸ La question du rythme dans l’œuvre d’Henri Maldiney : approche et discussion
Françoise Dastur, Langage Parole et existence (à partir de Aîtres de la langue et demeures de la pensée et Regard Parole Espace)

dimanche 8 juillet 2012

Amélie de Beauffort expose

Amélie de Beauffort
“La pierre dans les yeux” du 07 / 07 au 31 / 07 / 2012
ouvert pendant les vacances et les weekends
Sabine Wachters Fine Arts
Gallery Knokke Golvenstraat 11
8300 Knokke-Zoute, Be
+32 (0) 50.61.58.35
http://www.sabinewachters.com/index.php?article_id=1

« L’œil de Méduse a tapé dans celui d’Amélie de Beauffort qui, à la suite de Persée et de tant d’artistes, a interprété ce moment étrange qu’on appelle le ‘regard’. Elle a voulu aller y voir et s’est saisie de Méduse. Elle nous propose une réflexion sur le parcours qui rattache le mythe à la vie, Méduse aux méduses, « pourquoi ce terrible nom pour un être si charmant ? » demandait Michelet alors même qu’il défendait la Sorcière. La psychanalyse aura dévoilé l’association entre le regard pétrifiant de Méduse et le sexe de la femme, de la mère sans doute. Face à la grande méduse animale évoluant sur un écran de cinéma, Paul Valéry, fasciné, voyait un « songe d’Eros » dépassant toute impudicité humaine.

Ce n’est donc pas comme Persée, par la confrontation mortelle, maîtrisante, qu’Amélie de Beauffort aborde le monde de Méduse. Elle entre en contact avec ce monde, le fait sien. Alors que la monstrueuse (trop belle ?) tête de la Gorgone pétrifie [« On dit que ce prodige est pire qu’un tonnerre, qu’il ne faut que le voir pour n’être plus que pierre » (Corneille, Andromède, IV, iv)], l’atmosphère créée par les œuvres d’Amélie de Beauffort relève du mouvement, des méandres, de la sinuosité, de la transparence qui n’empêche ni la noirceur ni la disparition. L’artiste se sert de l’appareil photographique non comme du bouclier de Persée mais pour montrer et être à son tour montrée par les méduses, pour détourner l’appareil de sa fonction mortelle de capture et le forcer à recevoir l’éblouissement d’un miroir mouvant, l’eau de la mer touchée par la lumière. On se souviendra des extraordinaires vélins de Charles Alexandre Lesueur atteignant la limite du visible, la mouvance transparente de la tache pour illustrer l’Histoire générale des méduses de François Péron. Si Amélie de Beauffort a conservé quelque chose du mythe de Méduse c’est l’élément temporel, celui de l’instant, de la fulgurance dans laquelle se croisent de manière fatale deux yeux. Il nous semble même les percevoir dans le fond de l’un des photogrammes qui tentent d’échapper à la fixité et disent la pure présence du mouvement, le devenir de la forme par le mouvement.
La constellation du sculpteur III, poinçons sur impression jet d’encre pigmentaire, 2012

Le référent des photogrammes nous est donné à voir dans les volumes noirs fixés au mur et ces volumes eux-mêmes cachent, sous la noirceur de l’encre, la transparence un peu opaque de leur matériau, le calque en polyester. Chevelure de Méduse autant que bouclier convexe, les volumes noirs tranchés à la main, encrés au rouleau, transformés en volumes par des mouvements de torsion et de retournement, se font miroir noir montrant la présence de l’opacité au revers du brillant. […] Le jeu sur les transparences et la réversibilité se retrouve dans les formes géométriques aux couleurs vives et affirmatives apposées au mur Elles exposent en quelque sorte l’écrasement des méduses, leur aplatissement, la géométrisation de leur mouvement et de leur volume. Si l’ondulation des ombrelles se trouve évidemment rigidifié par les lignes droites et les angles, l’impossibilité de la capture reste quant à elle maintenue par des effets optiques. Le rouleau encreur se bloque aux lisières des bandes collées et la couleur des bandes face au regardeur se trouve en fait au revers de la feuille.
Œil, regard, volume, rythme, mouvement, lumière sont autant de questions plastiques fondamentales auxquelles les méduses nous invitent à réfléchir. Surtout celles qui ont des ocelles, comme Aurelia aurita. Amélie de Beauffort, en allant les photographier, les a en quelque sorte interviewées, elles se sont vues. La méduse ocellée réagit à la lumière par une accélération du rythme, lequel est aussi produit par les influx sensoriels. L’ocelle n’est pas « l’image schématique de l’oeil », affirmait Roger Caillois qui proposait de voir deux réalités distinctes mais similaires quant à « la forme circulaire commune à l’organe et au dessin ». Chez l’homme, ajoutait Caillois, l’effet optique de l’ocelle « met en branle l’imagination ». Pas de science sans imagination, d’où peut être le terme « eye-like bodies » choisi par Edward Forbes pour parler des ocelles dans son étude sur les méduses.
[…] De par leur matière aussi les méduses rencontrent la question du regard. La matière transparente, un peu visqueuse, gélatineuse, glissante, de même que le milieu dans lequel la méduse se meut rappellent les conditions mêmes du visible, ce sans quoi, au dire d’Aristote, l’on ne verrait pas : le diaphane. L’eau et l’air sont le diaphane dans lequel la vision advient par l’intermédiaire des couleurs. L’œil voit parce qu’il participe au diaphane, il en est fait.
Les recherches d’Amélie de Beauffort indiquent comme une confidence reçue du monde animal et qui importe à l’œuvre d’art. La méduse possède un pouvoir urticant ; n’est-ce pas là que nous touchons à l’une des fonctions premières de l’œuvre d’art ? »
Chakè Matossian

dossier de presse disponible sur www.debeauffort.net
http://www.debeauffort.net/pdf/presse%20web%20ds%20les%20yeux.pdf
Le dossier de presse comporte le texte complet de Chakè Matossian.

samedi 16 juin 2012

Aurélie Gravelat expose

Specific Space
Aurélie Gravelat, Florine Leoni, Sylvain Baumann, Pierre Labat, Clément Laigle
exposition du 13 juin au 2 septembre 2012
à l'Atelier,
1, rue de chateaubriand
44000 Nantes
Aurélie Gravelat
http://www.mpvite.org/
http://www.aureliegravelat.net/

« Mes dessins ne montrent presque rien.

Cette épure est liée d’abord à une volonté de filtrer ce qui se donne à voir. D’éliminer les tracés, de ne réduire le dessin qu’à un essentiel. Une(des) ligne(s), dialoguent. Figures sur un fond blanc. Et puis sont en jeu des gestes francs : plis, coupe, déplacement, rupture ou retournement.
Je cherche cette simplicité par la répétition et les variations, infimes, du geste qui trace. Du mouvement pour lui-même. Il y a une attention au tracé, à la qualité d’une encre, au séchage, au collage. Des éléments qui déplacent, le dessin. Un dessin discret.
Le support – la feuille, la page – est le premier élément du dessin. La ligne se joue du bord, déborde. Et dialogue avec l’espace : celui même du dessin – le(s) blanc(s) – et au delà : le mur et le lieu ou le dessin s’inscrit / s’expose.
[…] Mon travail se nourrit d’un intérêt certain pour l’architecture et l’espace : j’écris : l’espace même du dessin, le(s) blancs du papier, et l’espace hors, la où le dessin s’expose / s’accroche/ déborde.
Mon appréciation de l’architecture se joue dans le « vivre » des espaces, les habiter, poétiquement. Il y également, pour moi toute la question de sa représentation, au regard des questions ouvertes par les traités de perspective à la renaissance, et de ses remises en cause.
Ce qui m’intéresse plus particulièrement aujourd’hui, dans cet amorce de réflexion sur la (re)présentation de l’espace, ne serait pas de l’ordre pas la représentation illusoire, mais projective. Des rapports entre plans et espace. Cartographie d’un espace. Ou plutôt anatomie.
La construction, les rabattements.
Et puis prendre en compte littéralement la planéité du support sur lequel je dessine. »
Aurélie Gravelat. Extrait du dossier de presse.
http://www.mpvite.org/ressource/image-agenda/DP-SPECIFIC-SPACE-BD.pdf

lundi 11 juin 2012

Thierry Goffart expose

Thierry Goffart
expose
Au fil de l’eau
dessins
du 8 au 30 juin 2012
à la Galerie Didier Devillez
53, rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles



dimanche 10 juin 2012

Exposition des travaux des étudiants

Exposition des travaux des étudiants
de master 1 et 2.
Vous pouvez nous retrouver à l’ex-Dexia Center, 50 rue de l’Ecuyer, 1000 Bruxelles, le jeudi 21 juin à partir de 18 h ou les vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juin de 14 à 18 h.


Exposition Pierre Buraglio

Exposition Pierre Buraglio
Galerie Jean Fournier
22 Rue du Bac, 75007 Paris.


Pierre Buraglio, Kamerad I, 2000-2011, 65 x 92 cm.

« La belle exposition Buraglio actuellement présentée par la galerie Jean Fournier (jusqu'au 30 juin) me paraît constituer par elle-même une réponse cinglante à un propos de Wim Delvoye relevé dans Le Monde du 31 mai : « Il y a une débilisation de notre culture et j'en suis le complice ». Buraglio s'est déjà exprimé sur ce thème : « Je me refuse à céder aux sirènes du désenchantement, au nihilisme nouvelle manière, et invite mon entourage plus jeune à faire de même, à résister aux discours qui instillent l'engourdissement, font frein, inhibent... Je suis las de lire ou entendre tel ou tel nous asséner : « ère du vide », « tyrannie du vide », « société du non sens... Je ne sais si ces thuriféraires du malheur mesurent à quel point leur accent rappelle celui d'une certaine extrême-droite. Ne retrouve-t-on pas chez eux un ton à la Drieu la Rochelle ?... » Buraglio ne se complaira jamais dans la débilisation de la culture et n'en sera évidemment jamais le complice. Il n'en restera pas moins un témoin passionné de son temps par les moyens volontairement humbles de son art.
Volontairement humbles : Pierre Buraglio a depuis toujours adopté « Le parti pris des restes » (c'est le titre de son exposition) […]. Aujourd'hui, Le parti pris des restes fait aussi référence au Parti pris des choses publié par Francis Ponge en 1942 […]. Buraglio […] a souvent récupéré des traces de son œuvre. Il emploie des scories, note Gilbert Lascault : « Elles sont vouées d'abord à la poubelle : des débris, des traces, laissées à des étapes de son travail. Plus tard il les reprend. Il les récupère. Il les recueille. Il les « réutilise » dans un processus de recyclage. » […] Voyez les peintures et les dessins du Parti pris des restes, entendez, par métonymie, les murmures et les cris qu'ils portent. […] »
Jean-Luc Chalumeau
07-06-2012

http://www.visuelimage.com/
http://www.galerie-jeanfournier.com/artist_detail.php?ar=101&af=1&p=3&g=2

jeudi 19 avril 2012

Cursif, le dessin dans tous ses états n°2



Cursif, le dessin dans tous ses états n°2

Rendez-vous / lancement en présence des auteurs et des éditeurs,
mercredi 25 avril, à 18h.
Galerie Jean Fournier,
22 rue du Bac,
Paris 7è,
Cursif a été imaginée dans le cadre du projet Dessiner-Tracer piloté par l'Association des conservateurs des musées du Nord-Pas de Calais en collaboration avec la section fédérée des musées de Picardie, le musée F. Rops de Namur, le réseau des musées de l'Ulb et le Frac Picardie.
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2277

lundi 16 avril 2012

Thinking through Drawing 2012

Thinking through Drawing 2012: Drawing in STEAM
Call for abstracts
http://drawingandcognition.pressible.org/2012-2
13-15 September 2012, Wimbledon College of Arts, London
Following from last year’s interdisciplinary symposium, we are happy to announce Thinking through Drawing 2012. The event will bring together artists, educators, scientists, medical practitioners, philosophers, engineers, computer scientists, and more, to examine the uses of drawing across Science, Technology, Engineering, Arts and Maths.
How is drawing used within and between these disciplines? What is the relationship between drawing in the Arts and STEM subjects? What is our current understanding of drawing, cognition and learning, and how is it contributing to curriculum development and instructional design in these areas?
Thinking through Drawing 2012 will address these issues, exploring learning and teaching practices and new research directions. The symposium will be an active discursive platform in which we consider the place of drawing across disciplines and professions.
We will be joined by colleagues from the UK, Europe and US in order to share practice and discussion across countries as well as disciplines.
Abstracts can be submitted for papers, workshops or drawn pieces. Work may be selected for inclusion on the online platform, and/or presentation at the event.

Deadline for abstracts: 20 June 2012
Submission guidelines:
Abstracts to be 300-500 words in length with images as appropriate.
Please specify:
- The discipline(s) you represent
- The format of the proposal (paper, workshop, discussion, drawn/practice based work)
- The time & resources required
Send submissions to:
drawingandcognition@gmail.com

dimanche 15 avril 2012

Victor Hugo, Les arcs-en-ciel du noir

Exposition : “Les arcs-en-ciel du noir : invitation à Annie Le Brun”
Du 15 mars au 19 août 2012
Maison de Victor Hugo
6, place des Vosges
75004 Paris
Victor Hugo, Paysage aux trois arbres, 1850, plume et lavis d'encre brune, encre noire (?), crayon noir sur papier vélin.
« Affleurement des ténèbres […] émergeant d'un horizon qui n'est ni eau, ni pierre, ni lumière, mais affirmation de l'énergie noire qui tient tout le paysage, jusque dans la dérision du graffiti qui accompagne au verso ce dessin. À l'évidence, là s'exprime quelque chose qui déborde l'écriture et le dessin lui-même, rendant compte de ce qui se joue au-delà de tout contour dans la rumeur des choses. Débordement du temps aussi puisque ces châteaux de pluie, ces ruines de brume, ces villes de fumée, Victor Hugo les dessinera bien des années après, entre dix et vingt ans plus tard. Débordement du sujet enfin qui implique celui du médium, puisque jusqu'à la fin on pourra faire correspondre à un même dessin un grand nombre de textes, comme un même texte semblera faire écho à maints dessins.

Victor Hugo, Chemin de ronde d'un château effondré, vers 1850, plume, pinceau, encre brune et lavis, crayon de graphite, crayon noir, rehauts de gouache blanche, grattages sur papier cartonné beige.


Ce qui commence là avec Le Rhin ne va plus s'arrêter, suivant le cours de cette rêverie-fleuve. Je veux parler d'un progressif retour au noir, qui se manifeste par le fait qu'un grand nombre des lettres correspondant à chaque étape du voyage se terminent sur une vision nocturne ou crépusculaire. Plus encore, à considérer, dans la multitude des dessins qu'avec le temps ce voyage va continuer de générer, le nombre impressionnant de ces « châteaux de légende, escaladant, avec leurs cimes bousculées, leurs pignons en déroute, leurs clochers fous, les plaines ravinées d'un ciel saturé de pluies et gorgé de foudre"» (1), je ne peux m'empêcher de penser que Victor Hugo est là en train de se réapproprier l'espace du château, cherchant d'une brume à l'autre celui qu'il va faire sien et dont la singularité sera d'être toujours autre.
Je ne peux m'empêcher non plus de penser qu'il y va là de l'affirmation d'une inactualité qui vient conforter chez lui une vision de l'histoire moins cyclique que cosmique, où les êtres et les choses trouvent place parmi les autres événements naturels. Ce qui n'est pas sans changer le regard sur toutes choses : « Où cesse la certitude historique, l'imagination fait vivre l'ombre, le rêve et l'apparence. Les fables végètent, croissent, s'entremêlent et fleurissent dans les lacunes de l'histoire écroulée, comme les aubépines et les gentianes dans les crevasses d'un palais en ruine. » (2) Car on doit aussi au Rhin d'être la défense et l'illustration de cette analogie entre l'imagination et la végétation, où je me plais à reconnaître une des plus belles floraisons des arcs-en-ciel du noir. »

Annie Le Brun, Les Arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo, éd. Gallimard, coll. Art et Artistes, 2012, 160 pages - 45 ill, pp. 62-63.


(1) J.-K. Huysmans, “Les dessins de Victor Hugo”, Ecrits sur l’art, éd. Bartillat, 2006, p. 436.
(2) Victor Hugo, Œuvres complètes, Le Rhin, lettre XIV, in éd. Robert Laffont, coll. Bouquins (quinze tomes), Voyages, p. 102.


mardi 20 mars 2012

SIGNATA Annales des sémiotiques / Annals of Semiotics

SIGNATA Annales des sémiotiques / Annals of Semiotics
SIGNATA est une revue visant à réunir, organiser et mettre à l’épreuve les contributions qui animent les recherches sémiotiques aujourd’hui.
Le titre SIGNATA condense deux questions importantes se posant à propos du parcours de la discipline sémiotique : son origine en tant que science des signes et science de l’indicialité et de l’indexicalité, et son développement en tant qu’étude de l’acte de marquer et de tracer (le verbe latin signare signifie à la fois tracer et indiquer). SIGNATA se réfère donc simultanément aux objets tracés ainsi qu’aux pratiques d’inscription du sens.
La revue ne privilégie aucune théorie, aucune école ou aucun objet d’étude en particulier : son but est de nourrir la sémiotique comme projet disciplinaire. On envisage ainsi cette dernière comme discipline reposant sur des bases épistémologiques fortes ; on reconnaît en même temps que sa méthodologie s’est développée de manière plurielle, grâce à son dialogue constant avec des disciplines limitrophes telles que la linguistique, la rhétorique, la philosophie du langage, les sciences cognitives, l’esthétique, la sociologie, l’anthropologie, les sciences de l’information et de la communication.
La revue vise d’une part à recenser les questions actuellement discutées dans le domaine des sciences du langage et de l’autre à structurer des axes de recherche sémiotique internationalement reconnus. Sans se soucier des frontières géographiques, elle porte une attention toute particulière aux bibliographies récentes et aux débats de la dernière décennie sur le monde du sens et les procès de la signification. En même temps, elle propose d’articuler ces études autour d’un ensemble de concepts et de problématiques clé, que chaque numéro met en avant, de manière à profiler un projet disciplinaire global.
Outre son dossier thématique et sa rubrique « Varia », chaque numéro comportera une interview d’un spécialiste appartenant au monde sémiotique, qui interviendra sur les thématiques illustrées par le numéro et sur la manière dont elles y ont été développées.
L’originalité de la revue réside en somme dans son ambition de recouvrement et d’organisation de la recherche internationale. De ce point de vue elle se présente aussi comme une série d’annales.

Volume n° 1 (2010)
Cartographie de la sémiotique actuelle / Mapping Current Semiotics
Volume n° 2 (2011)
La sémiotique entre autres / Semiotics among others
Volume n° 3 (2012)
L’institutionnalisation de la sémiotique entre disciplines et professions / The Institution of Semiotics

SIGNATA, Secrétariat de rédaction
ULg, Service de Sciences du langage et Rhétorique
Place Cockerill, 3-5, bât. A2
4000 Liège
Belgique
signata.annales@gmail.com
http://www.pulg.ulg.ac.be/signata

Cygne noir, revue d’exploration sémiotique




Cygne noir, revue d’exploration sémiotique
APPEL À CONTRIBUTION
La toute nouvelle revue d’exploration sémiotique Cygne noir lance son premier appel à contribution. Liée au programme de doctorat en sémiologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la revue a pour mission de fournir aux chercheuses et chercheurs développant une pratique sémiotique un espace de publication exploratoire et scientifique. Le premier numéro, qui doit paraître à l’hiver 2013, aura pour thème ce qui confère son nom à la revue, soit la théorie du « Cygne Noir » – imprévisibilité et sérendipité dans les processus sémiotiques fondant l’épistémè.

Suivant, dans l’essence, les recherches de Nassim Taleb sur les limites de la connaissance et le poids de l’imprévisibilité dans nos schémas épistémiques (Le cygne noir : la puissance de l’imprévisible, Paris, Les Belles Lettres, 2008), un Cygne Noir est une figure symbolique renvoyant à un événement hautement imprévisible qui survient et qui ébranle nos cadres normatifs. C’est une aberration qui fait rupture dans la cohérence de nos modèles encyclopédiques et qui force la reconsidération à la fois de nos connaissances établies et des modes d’acquisition et de validation de ces connaissances, voire certitudes – soudainement reconnues comme erronées. La nécessité de rendre cohérente cette donnée aberrante produit des explications qui retracent des effets de prévisibilité rétrospectifs. Symétriquement, un événement hautement prévisible qui ne survient pas peut également être appelé un Cygne Noir. Le Cygne Noir symbolise et traduit ainsi la stupeur d’une conscience prenant acte des limites de l’induction et de la probabilité.

Prenant appui sur cette théorie et s’en inspirant pour fonder la thématique de son numéro initiatique, la rédaction du Cygne noir invite chercheuses, chercheurs, auteur-e-s et artistes à lui soumettre des propositions s’inscrivant dans les grandes orientations théoriques qui convergent sous l’égide de la discipline sémiotique et rappelle aux intéressés l’esprit d’ouverture qui préside à la fondation de la revue, tant par rapport aux objets traités qu’à la forme que peuvent prendre les différentes contributions.

Le Cygne noir propose trois champs possibles où inscrire sa contribution :
1. « Jeux de concepts » comprend les écrits scientifiques ;
2. « Jeux de langages » met à l’épreuve la plasticité de la langue sous toutes ses formes (de la narration à la poésie, et au-delà) ;
3. « Jeux d’images » capture et exploite les images fixes et mobiles dans une perspective sémiotique (de la photographie à la vidéo, et au-delà).

Veuillez soumettre vos propositions au plus tard le 21 mars 2012 à l'adresse suivante :
redaction@revuecygnenoir.org

Votre proposition doit comporter :
1. Un titre et un court résumé (500 mots maximum) ;
2. Une courte notice biographique (250 mots maximum) comportant les informations suivantes : votre nom complet, votre statut, votre établissement de rattachement (s’il y a lieu), votre département et vos coordonnées (adresse postale, numéro de téléphone et adresse courriel).

Calendrier :
Les propositions de contributions (titre et court résumé) seront envoyées avant le 21 mars 2012.
L’acceptation des contributions sera notifiée avant le 5 avril 2012.
Le texte final, prêt à la publication sera envoyé avant le 31 mai 2012.
Vous trouverez tous les détails nécessaires concernant le Cygne noir : revue d’exploration sémiotique à l’adresse suivante :
http://revuecygnenoir.org

Image et philosophie : les usages conceptuels de l’image

Image et philosophie : les usages conceptuels de l’image
Colloque international
ULB-FUSL, 23-24 mars 2012

Vendredi 23 mars 2012
Université Libre de Bruxelles
Salle Henri Janne, Bâtiment S 15ème étage
Campus du Solbosch
Avenue Jeanne 44
1050 Bruxelles

9h : Introduction, Augustin Dumont et Aline Wiame
9h30 : Sophie Klimis, Décrire l’infigurable. Les mises en Forme de l’âme dans le «Phèdre» de Platon
10h50 : Augustin Dumont, Feinte, doute et jeu l’image. La duplicité de la représentation dans la métaphysique de Descartes
11h50 : Lorenzo Vinciguerra, Spinoza et l’image

14h : Nathanaël Masselot, La fonction transcendantale de l’image chez Kant
15h20 : Charles Théret, L’image dans la philosophie de l’identité de Schelling
16h20 : Laurent Van Eynde, Le jeu de l’image selon Eugen Fink : d’une phénoménologie à une ontologie,

Samedi 24 mars 2012
Facultés universitaires Saint-Louis
Local P61 (6ème étage)
43 Bd du Jardin Botanique
1000 Bruxelles

9h30 : Sabine Plaud, La carte, le plan et l’arbre généalogique : usages philosophiques de l’image dans la méthode du second Wittgenstein
10h50 : Ioulia Podoroga, Bergson et la question de l’immédiat. Du concept à l’image
11h50 : Andrea Cavazzini, L’image chez Bachelard

14h : Arnaud Tomès, Pouvoirs et limites de l’image chez Sartre
15h : Ludovic Duhem, Le fonds des images. Intuition philosophique et devenir des idées selon Simondon,
16h20 : Aline Wiame, Le pensable et le visuel selon Deleuze. De la critique de l’image de la pensée à la fabrique de l’image pure

lundi 19 mars 2012

Ralph Dekoninck – Conférence

Ralph Dekoninck – Conférence
“A travers le miroir. L'expérience du seuil dans les arts visuels à l'âge baroque”
lundi 26 mars 2012 à 18 heures
Solvay Brussels School of Economics and Management
rez-de-chaussée – salle R42.2.113
42, avenue Roosevelt, 1050 Bruxelles
« Dans la peinture des temps modernes, la cadre s'offre comme l'une des modalités les plus fascinantes de réflexion méta-picturale comme l'a magistralement démontré Victor Stoichita dans L'Instauration du tableau. Je souhaiterais prolonger ce travail en envisageant l'expérience du seuil dans la peinture essentiellement religieuse à l'âge baroque. Il s'agira de montrer comment la peinture devient alors un espace de projection et d'introjection dans un constant va-et-vient entre image mentale, image physique et image surnaturelle. »
Conférence organisée conjointement par ECARES (ULB, tél. 02 650 38 46) et le Département d’Histoire de l’Art et d’Archéologie (ULB, tél. 02 650 24 19)

jeudi 15 mars 2012

Déplacer, déplier, découvrir

Déplacer, déplier, découvrir. La peinture en actes (1960-1999)
Martin Barré, Jean Degottex, Marc Devade, Simon Hantaï, Michel Parmentier
03 mars-27 mai 2012

LaM
1 allée du Musée
F - 59650 Villeneuve d’Ascq
Communiqué de presse
« Chaque artiste, au sein d'une salle spécifique, est représenté dans cette exposition par un moment particulier de son parcours où tous les acquis ont été volontairement remis en question afin de tenter de redéfinir l'idée de tableau sans renoncer à la peinture pour autant: Simon Hantaï à travers les Panses de 1964-65; Martin Barré avec les «bombes aérosol» de 1963-67; Marc Devade à travers les séries de peintures «H» de 1975-77; Jean Degottex avec les Lignes Report, les Lignes-Report-Noir, les Report-Noir et les Papier-Report de 1977-78; Michel Parmentier à travers les «toiles noires» de 1983-84 et les œuvres sur papier puis sur calque de 1987-99.
Le fait que la pratique de ces cinq artistes soit toujours demeurée attachée à l'idée de tableau souligne également l'indépendance de leur démarche dans un contexte où il était bien plus question de reconstruire le fait pictural hors du faire pictural. Que signifie, dès lors, cette fidélité presque continue à la toile ou à la feuille de papier? Quelle singularité développent ces notions d'abstraction(s) radicale(s) qu'ils expérimentent tour à tour? Et quels espaces, à travers des figures récurrentes de déplacement, semblent-ils déplier et ainsi (re)découvrir?
Car si tous considèrent la peinture ou le dessin comme le seul lieu d'émergence possible du geste de l'artiste, tous abordent, quoique chacun à sa manière, le tableau comme un territoire d'aventures et d'expérimentations libre et ouvert, où les notions de limites et de support sont sans cesse réinterrogées au point que l'au-delà de la surface et du cadre y joue un rôle paradoxalement central et fondateur.
“Déplacer, déplier, découvrir. La peinture en actes (1960-1999)” permet de prendre la mesure d'attitudes et de démarches encore trop sous-estimées au sein de la production artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, et d'analyser ces voies nouvelles dans lesquelles chacun s'est tour à tour engagé. Et, sans pour autant remettre l'autobiographie au cœur de l'œuvre, elle pose la question ontologique de la prise de parole ou du retrait dans le silence au sein d'une démarche artistique, comme de l'existence d'un geste ultime ou de l'exigence d'un absolu à l'intérieur même du tableau. »
http://www.musee-lam.fr/

FID online

Foire Internationale du Dessin online
Pour sa 4e édition, la Foire Internationale du Dessin évolue et devient la première foire de dessin online, 100% web !
Autre nouveauté : la FID est ouverte aux étudiants des écoles d'art internationales (et non uniquement européennes) ainsi qu'aux post-diplômés.
• Étudiants : à partir de la 3e année d’études.
• Jeunes artistes : diplômés depuis maximum 3 ans.

Les candidats sont sélectionnés par un jury d'experts reconnus et les lauréats FID 2012 gagnent des expositions dans les galeries internationales partenaires.

Une seule façon de postuler : en ligne sur le site
http://onlinefid.com/
http://onlinefid.com/apply
Les candidatures sont ouvertes du 13 mars au 13 avril 2012.

mercredi 14 mars 2012

Création de la revue-dessin

Une tentative de ce genre
Les Éts. Decoux sont heureux de vous annoncer la création de leur revue-dessin téléchargeable sur le site
http://www.ets-decoux.com/
« Notre revue-dessin est intitulée Une tentative de ce genre.
Elle aborde l’art du tracement à travers l’actualité et l’analyse d’images.
D’un côté, la revue met en scène une iconographie colorée pour fixer la diversité des desseins du monde. De l’autre côté, elle reproduit des notes exposées vite, en noir et blanc, sans ordre particulier sur le dessin. La seule vue de ces quatre pages fait de l’enseignement qu’elles constituent en elles-mêmes un plaisir.
Une tentative de ce genre est diffusée sous format PDF dès mars 2012.
La revue-dessin peut être librement imprimée.
Elle paraît deux fois par mois sauf en juillet-août. »

Actualité:
Notre dernier ouvrage est présenté dans le cadre de l'exposition "Présent!" jusqu'au 22 avril à la Centrale électrique, place Sainte-Catherine 44, 1000 Bruxelles.
Quelques éditions des Éts. Decoux seront présentées par "Art contemporain chaque jour" à "Artists Print" du 22 au 25 mars chez Komplot.
Vernissage : jeudi 22 03 2012 / 17:00 >> 20:00
Du vendredi 23 au dimanche 25 03 2012 de 14:00 à 19:00
Lieu : Komplot : 295 avenue Van Volxem, 1000 Bruxelles.

mardi 13 mars 2012

Journées portes ouvertes

Retrouvez-nous dans l’atelier de dessin
les vendredi 16 (de 10 à 21 h.)
et samedi 17 mars 2012 (de 10 à 18 h.)
pour les journées portes ouvertes de l’Académie
144 rue du Midi
1000 Bruxelles

Benoît Félix, 1 ml de couleur

Benoît Félix invité de l’édition 2012
“Art et Science” : l’infiniment petit
dessins, vidéos, installations
Espace Athéna, Gembloux Agro-Bio Tech,
Passage des Déportés, 2
B-5030 Gembloux
ce mercredi 14 mars à partir de 17h30
du 12 au 25 mars 2012 de 12h00 à 13h00,
les mercredi, samedi, dimanche de 14h00 à 18h00.

L’exposition “Art et Science” à Gembloux s’intéresse à la matière, celle qui nous constitue et nous entoure afin de mieux la comprendre, l’exploiter et la percevoir. Elle nous emmène à la découverte de l’atome et des nanostructures au travers d’œuvres d’artistes, d’explications scientifiques et d’expériences didactiques.
Cet événement, résultat d’un partenariat entre Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège), le Centre Culturel de Gembloux et l’Atelier Sorcier, s’inscrit dans les activités du Printemps des Sciences en Fédération Wallonie-Bruxelles.
http://www.gembloux.ulg.ac.be/institution/presse/communiques/cp20120309/

http://www.benoitfelix.com/

lundi 12 mars 2012

Transmission et création

Rencontre/débat
Transmission et création
Mercredi 14 Mars 2012 de 18h à 20h
à La Centrale électrique, Centre for contemporary art
Place Sainte-Catherine 44
1000 Bruxelles
dans le cadre de l’exposition Présent ! (300e anniversaire de l’Académie royale des Beaux- Arts de Bruxelles/Ecole supérieure des arts)

Trois écoles supérieures d’art se retrouvent pour discuter du thème qui traverse l’exposition PRESENT !
Intervenants :
– Corinne Diserens, directrice de l'Ecole de Recherches Graphiques (ERG, Ecole supérieure des arts)
– Caroline Mierop, directrice de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts Visuels (ENSAV La Cambre)
– Marc Partouche, directeur de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles/École supérieure des arts
Modérateur :
– Lucien Massaert, éditeur responsable des éditions “La Part de l’Œil”
Ruptures, strates, couches, mille feuilles, contribuent à façonner l’identité d’une école d’art qui est aujourd’hui le principal lieu de transmission d’un savoir artistique constitué d’une double caractéristique : passage d’une génération à l’autre (entre héritage et rupture), formation et transformation d’une communauté dont les lois commencent à s’éprouver là. Elle est aussi une institution dont la liberté de pensée et d’action, en tant que telle et pour chacun de ses membres, est unique dans l’enseignement supérieur et irremplaçable dans un contexte marchand très contraignant. En son sein s’expérimente, comme nulle part ailleurs, un « faire » nourri par des « savoirs » multiples ou, pour le dire autrement, une philosophie en acte…Si une école n’est que le point de rencontre des influences les plus fortes qui traversent la société tout entière, si elle n’est que le reflet de son temps s’exténuant à s’adapter aux pensées et aux techniques à la mode, alors elle faillit à ses fonctions. D’une certaine façon, une école doit, comme un artiste, avoir la volonté de connaître et de transformer le monde, en tout cas d’essayer de réfléchir à ce qui constitue l’art à un moment donné pour essayer de jeter quelques-unes des bases à partir desquelles se dessine le visage qu’il aura demain. Elle est donc active, et non seulement en activité.
La création et la transmission de l’art (son enseignement) sont indissociables. Les formes de l’art pénètrent en profondeur les processus de transmission, leurs objectifs, leurs méthodes et réciproquement.
INFO : www.lacentraleelectrique.be ou 02/279 64 36-35